Féminines / OL Reign

Un OL Reign séduisant s’impose à Orlando

Publié le 25 juillet 2021 à 12:12:00
Un OL Reign séduisant s’impose à Orlando
Chapo : Privé de cinq de ses internationales, actuellement à Tokyo pour les JO, l'OL Reign repart d’Orlando avec une victoire aux allures de triomphe fondateur (0-2).

Après sa défaite face au Chicago Red Stars dimanche dernier, l’OL Reign avait à cœur de démontrer qu’il ne s’agissait que d’un faux pas, deux semaines après son succès plein d’autorité face à Kansas City au Cheney Stadium (2-0). Pour leur 11ème match de la saison, les joueuses de Sam Laity se déplaçaient sur le pelouse du Pride d’Orlando sans quatre internationales (la Brésilienne Angelina, la Canadienne Quinn ainsi que les Américaines Rose Lavelle et Megan Rapinoe), actuellement à Tokyo pour les Jeux Olympiques, 

Orphelines d’Alex Morgan et de Marta, leurs attaquantes stars respectivement mobilisées avec la Team USA et le Brésil, les Floridiennes pouvaient néanmoins compter sur l’Anglaise Jodie Taylor, passée par l’OL Reign entre 2018 et 2020 et prêtée à l’Olympique Lyonnais la saison dernière. Côté banc, les hôtes du week-end ont connu des derniers jours agités en raison de la démission de leur coach Marc Skinner, remplacé provisoirement par son assistant Seb Hines. 

De l’application et du sérieux dans le premier acte

Pour leur seconde rencontre consécutive loin de leurs terres, les coéquipières d’Eugénie Le Sommer affichaient un visage conquérant dès les premiers instants, à l’image d’une Jessica Fishlock particulièrement entreprenante. Preuve de leur efficacité au pressing, elles se procuraient un coup franc indirect suite à une passe en retrait mal assurée prise à la main par la gardienne adverse Ashlyn Harris. Mais cette dernière se rattrapait de la meilleure des manières en détournant la tentative de Maroszán (7e). La délivrance intervenait trois minutes plus tard par l’inévitable Jessica Fishlock, parfaitement servie par Tziarra King, qui remportait son face à face après une merveille de contrôle orienté pour inscrire son second but de la saison (10e).

Le collectif huilé de la franchise américaine de l’OL se donnait à voir des deux côtés du terrain. Ali Krieger amenait le danger sur la cage de Sarah Bouhaddi par ses centres au cordeau mais l’ex-parisienne Alana Cooke veillait au grain. S’ensuivait un siège sur les buts floridiens mais Fishlock puis Le Sommer butaient sur une Harris brillante (20e). Le pressing incessant des joueuses de Sam Laity poussait à la faute leurs hôtes du soir, qui, privées de ballons, donnaient davantage l’impression d’être les visiteuses. La plus grosse occasion des joueuses du Pride intervenait quelques secondes avant la mi-temps après une sortie hasardeuse de Sarah Bouhaddi mais Petersen, pourtant seule face au but vide, ne parvenait pas à cadrer sa frappe. 

L’addition aurait pu être plus lourde

Bien décidées à ne pas reproduire de récentes entames de seconde mi-temps pas toujours inspirées, les joueuses de l’OL Reign sortaient des vestiaires avec la ferme intention de faire le break. Si Eugénie Le Sommer perdait son face à face devant Harris à la 48e minute, Tziarra King délivrait les siennes grâce à un missile décoché à l’entrée de la surface et venu se loger dans le petit filet d’Harris, 2-0 (51e). 

A l’heure de jeu, à la suite d’un superbe mouvement collectif en triangle, Eugénie Le Sommer était fauchée par Amy Turner au moment d’ajuster sa frappe devant Harris. L’arbitre désignait alors logiquement le point de penalty. En verve jusqu’à présent, Jessica Fishlock trouvait les gants d’Ashlyn Harris et manquait une occasion de sceller la victoire. Diminuée par une alerte au genou survenue plus tôt, elle cédait sa place à Shirley Cruz en même temps que Tziarra King cédait la sienne à Bethany Balcer, la serial-buteuse du moment côté Reign (63e). 

Cet OL Reign-là peut tenir tête à tout le monde

C’est alors qu’un faux rythme dominait peu à peu les débats. Les Floridiennes ne parvenaient pas à réduire l’écart malgré plusieurs incursions intéressantes dans la moitié de terrain adverse. Sam Laity choisissait alors d’opérer un changement défensif en remplaçant Eugénie Le Sommer, toujours muette en NWSL mais auteure d’une prestation de haut niveau, par Celia (85e). Solides dans les derniers instants et montées d’un cran en agressivité, les joueuses de la franchise américaine de l’OL pliaient mais ne rompaient pas. A la clé : une quatrième victoire cette saison, la seconde à l’extérieur, et un troisième clean sheet en 11 rencontres disputées. Cet OL Reign-là, caractérisé par son irrésistible envie d’aller de l’avant et son intention de ressortir proprement le ballon, peut tenir tête aux cadors de la ligue.

Leader il y a à peine plus d’un mois, le Pride d’Orlando tombe à la 6ème place (16 pts) tandis que la formation du Tacoma reprend des couleurs en se hissant à la 8ème place (13 pts), devant le Racing Louisville (11 pts, 9 matches joués), à trois longueurs de son adversaire du soir. Prochain rendez-vous dimanche prochain à domicile face à Louisville, concurrent direct.

Composition des équipes

Orlando Pride
Harris, Krieger, McClernon (Thomas, 63’), Turner, Strom (Kim, 79’), Jonsdottir, Petersen, Viggiano (Tymrak, 87’), Kornieck (Plummer, 87’), Taylor (Dougherty, 63’), Leroux

OL Reign
Bouhaddi, Hammond, Cook, Hiatt, Barnes, Fishlock (Cruz, 63’), Weatherholt, Marozsán (McNabb, 86’), Huerta (Lopez, 92’), Le Sommer (Celia, 86’), King (Balcer, 63’)