Féminines / Entretien

Ellie Carpenter : « A l'OL, il faut avoir une mentalité de gagnant »

Publié le 25 février 2021 à 10:00:00
Ellie Carpenter : « A l'OL, il faut avoir une mentalité de gagnant »
A seulement 20 ans Ellie Carpenter a déjà évolué sur trois continents, participé aux Jeux Olympiques et est une cadre de sa sélection depuis plusieurs années. Ainsi, la latérale lyonnaise nous a accordé un entretien afin d’évoquer son enfance australienne et sont début de carrière, déjà bien rempli. L’intégralité de cet entretien est à retrouver sur OLPlay.

Quels souvenirs gardes-tu de ton enfance ?

J’ai grandi dans une petite ville, Cowra, à environ 5h de Sydney. C’était la campagne, mais c’était amusant, j’ai beaucoup apprécié.

 

Tes deux parents étaient professeurs de sport, quelle a été leur place dans ton enfance ?

Le fait d’avoir deux parents professeurs de sport a facilité mon entrée dans ce monde. J’ai fait plusieurs sports en grandissant et le football est celui dont je suis tombé amoureuse en premier. Mes parents m’ont toujours été d’un grand soutien.

 

Comment as-tu commencé le football ?

J’ai commencé à jouer quand j’avais 3 ou 4 ans avec mon grand frère. On allait souvent au parc ou simplement dans le jardin pour jouer. Quand j’ai eu 7 ou 8 ans, j’essayais de battre les garçons : je jouais dans une équipe de garçons plus âgés que moi et j’adorais me battre contre eux. A 12 ans, j’ai pensé que ça pouvait être quelque chose je pourrais faire et que je pourrais devenir professionnelle et j’ai déménagé à Sydney. A ce moment-là, j’ai choisi entre le football et l’athlétisme. Je ne regrette pas mon choix parce que cela m’a permis d’aller dans des endroits merveilleux, et de venir ici à l’OL. Je suis très contente d’avoir pris cette décision

 

A 17 ans tu as arrêté l’école pour devenir professionnelle, cela a été une décision difficile à prendre ?

Oui à l’époque c’était assez compliqué. C’était l’année des JO 2016 et je n’étais jamais à l’école. Mes parents me rassuraient, ils me disaient « ne t’inquiète pas, poursuis ton rêve. Tu ne pourras pas jouer au foot quand tu auras 40 ou 50 ans donc profite et tu pourras étudier plus tard. ». J’étais très heureuse d’avoir ce soutien.

 

Tu as intégré très tôt l’équipe nationale, qu’est-ce que cela t’a fait ?

Jouer pour mon pays a toujours été un rêve. Ça a été une grande surprise d’arriver si jeune, j’ai fait mes débuts à 15 ans. Les Jeux Olympiques étaient l’année suivante et j’ai été sélectionnée dans l’équipe. C’était une expérience extraordinaire, le genre de choses qui n’arrivent qu’une fois dans sa vie. Quand j’y repense, j’ai encore des frissons et je suis vraiment très reconnaissante d’avoir pu vivre ça. Je crois que j’étais la plus jeune joueuse de football de l’histoire des Jeux Olympiques.

 

$name

Comment tu juges tes premiers mois à l'OL ?

J’ai eu beaucoup de temps de jeu, je me suis intégrée avec les filles sur le terrain, j’ai appris leur façon de jouer. Et je me suis bien adaptée à la vie, malgré la situation compliquée en ce moment.

 

Tu t’es bien intégrée dans le vestiaire, tu peux nous en dire plus sur ta personnalité ?

Je suis une personne très joyeuse, j’aime faire des blagues, faire rire les gens. Je crois aussi que je fais beaucoup rire les Françaises quand j’essaie de parler français, mon accent n’est pas bon (rires). J’aime m’amuser, mais je pense aussi qu’il faut un équilibre entre, être sérieuse sur la pelouse mais aussi savoir s’amuser en dehors.

 

 Le mois de mars va être très important pour le club, êtes-vous prêtes pour ça ?

Oui ! Avec la Ligue des Champions, la Coupe de France et le match contre le PSG ce sera vraiment important. Je suis prête et je pense que tout l’équipe l’est aussi. Quand on vient à l’OL il faut avoir une mentalité de gagnant. Tout le vestiaire est déterminé pour gagner et prouver que nous sommes la meilleure équipe.