Féminines / Interview

Janice Cayman : « Je veux gagner tout ce qu'il y a à gagner »

Publié le 29 octobre 2020 à 11:00:00
Janice Cayman : « Je veux gagner tout ce qu'il y a à gagner »
Alors qu’elle s’apprête à retrouver son ancien club lors du déplacement de l’OL à Montpellier ce samedi, l’internationale belge Janice Cayman (107 sélections, 39 buts) nous a accordé une interview. L’occasion pour elle de revenir sur sa carrière et ses ambitions avec son club et en équipe nationale. L'entretien est à retrouver en intégralité sur OLPlay.

Qu’est-ce qui t’as amené à jouer au foot, est-ce que ça a été tout de suite une évidence ? Comment tu as fait tes premiers pas en Belgique ?

« Mon papa jouait au foot et j’ai trois frères, dont deux plus âgés donc tout le monde jouait au foot. C’était évident que j’allais faire la même chose. J’étais la première fille au club avec tous les garçons, mais j’ai toujours adoré ça.»

 

Mais tu ne pensais pas devenir joueuse professionnelle, championne d’Europe ?

« Non pas encore, parce que je ne pensais même pas que c’était possible pour les filles, mais petit à petit tu vas toujours un peu plus loin. Et c’est beau, quand je regarde ma carrière, de voir qu’à chaque fois j’ai passé un palier. C’est vraiment beau d’être à Lyon aussi.»

 

Tu es arrivée la saison dernière en provenance de Montpellier. Et tu as peu joué (9 matches), cela a-t ’il été compliqué à vivre ?

« Oui, je savais que ça allait être compliqué d’avoir du temps de jeu à Lyon. Mais je suis là tous les jours à l’entraînement, je me bats tous les jours. Je sais qu’il y a beaucoup de concurrence. Après ce sont les choix du coach et il faut les respecter aussi.»

 

Aujourd’hui tu te sens bien dans ce collectif ?

« Oui, je pense qu’après un an, je peux dire que je fais vraiment partie de cette équipe. Les filles sont super cools avec moi aussi et il y a une très bonne ambiance dans l’équipe.»

 

$name

 

Tu as connu beaucoup de clubs, tu as commencé en Belgique, tu as joué aux Etats-Unis, et en France. Qu’est-ce que l’OL a de différent par rapport aux autres clubs que tu as connu jusqu’à présent ?

« L’OL c’est vraiment professionnel, on n’a pas de soucis en dehors du foot, on a tout ce qu’il faut à disposition : les kinés, les beaux terrains, les vestiaires, les bonnes salles de musculation etc. Je pense que c’est ça la différence. Montpellier c’était très bien aussi, mais je pense que l’OL c’est un palier au-dessus quand même.»

 

On a parlé de l’OL, on va parler aussi un petit peu de la sélection. Tu as connu l’Euro 2017, c’était une première pour la Belgique. Est-ce que le football féminin est aussi en train de se développer dans ton pays ?

« Oui, depuis l’Euro les médias s’intéressent vraiment à nous, nos matches passent à la TV maintenant, c’était du jamais vu. Nous on sent aussi que le pays est derrière nous. L’objectif c’est l’Euro (en 2022, en Angleterre), on sait ce qu’on doit faire pour y aller, c’est à nous de jouer maintenant.»

 

Disputer encore une grande compétition c’est l’un de tes grands objectifs pour la suite de ta carrière ? Est-ce que tu en as d’autres ?

« Oui, avec la sélection l’objectif c’est vraiment l’Euro, il faut y aller, tout le monde en a envie. Avec mes 32 ans je sais que je suis plus proche de la fin que du début, mais je veux continuer tant que ça va. En club, je suis à l’OL donc je veux gagner tout ce qu’il y a à gagner.»

 

Est-ce que tu as déjà des petites idées de reconversion dans quelques années, quand il faudra raccrocher les crampons ?

« Je pense que je vais rester dans le foot parce que c’est vraiment ma passion. Dans la sélection nous sommes quelques joueuses qui peuvent passer des diplômes pour l’UEFA. On en est simplement au début mais c’est vraiment intéressant de voir comment les coaches préparent les matches. Et c’est intéressant en tant que joueuse d’apprendre cet aspect pour essayer d’être meilleure sur le terrain.»

 

 

Sur le même thème