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OLTV : les moments forts de Jean-Michel Aulas dans OL Night System

Publié le 06 octobre 2020 à 19:30:00
OLTV : les moments forts de Jean-Michel Aulas dans OL Night System
Quelques heures après la fin du mercato estival, Jean-Michel Aulas était ce mardi soir l'invité d'OL Night System sur OLTV. L'émission est à retrouver en intégralité sur OLPlay.

Le bilan du mercato

« Il a été particulier car le covid induit une situation jamais connue, notamment sur le plan économique et de la mentalité. La pression a été plus forte. Il faut être à l’écoute, jour à jour, car les positions évoluent très vite. Vincent Ponsot, Juninho, Bruno Cheyrou et tous les recruteurs ont bien travaillé. On a fait partir les joueurs qui n’étaient pas titulaires ou qui n’avaient pas tout donné. Cela a été fait en harmonie avec Juninho et Vincent Ponsot. Aouar, Memphis, Dembélé ? J’avais dit que tous ne partaient pas et on a finalement gardé les trois, qui étaient donnés partants pour les médias. On a rajouté en supplément le recrutement d’internationaux comme Lucas Paqueta, De Sciglio, Benlamri. On a fait une analyse de ce qui pouvait nous manquer et des besoins du coach. On a le sentiment que l’équipe est bien constituée pour être sur les deux premières places du classement. On peut considérer qu’on a tout fait pour atteindre l’objectif. »

 

Le dossier Pellistri

« Je n’ai pas suivi ce sujet d’heure en heure. Cette recherche faite par Juninho était pertinente. Il y a eu une discussion avec le club avec beaucoup d’alternatives. On avait négocié au mieux. Le joueur était fou de la relation avec Juninho. Malheureusement, le club a été dépendant de la position des supporters et l’offre d’un peu plus de 5 millions d’euros n’avait pas été validée par les socios. Manchester United a levé l’option de 10 millions. Cela s’est fait quasi unilatéralement, sans qu’on ait notre mot à dire. Il était très déçu de ne pas venir ici. »

 

Memphis

« On a tout essayé pour qu’il prolonge un an. On a fait des propositions importantes. Sur le plan économique, ce n’est pas la meilleure opération car il va arriver en fin de contrat. Beaucoup de joueurs essaient de finir leur contrat, c’est une tendance. Il revient de blessure et il y a l’Euro l’année prochaine. Je suis convaincu qu’il aura l’envie d’être le meilleur. »

 

Le poste d’entraîneur

« Je n’ai pas cédé à la pression populaire concernant Bruno Genesio. J’écoute les supporters et nos discussions sont positives, même si on n’est pas d’accord sur tout. C’est important. Les objectifs qualitatifs n’ont pas été obtenus notamment après Rennes en Coupe de France et Bruno a accepté d’appliquer ce qu’on avait décidé. Le choix de nos entraîneurs est pertinent à l’image de notre série de qualifications européennes. Aujourd’hui, on est en contrat avec Rudi Garcia qui est venu avec beaucoup de monde de son staff. On vient de recruter un entraîneur des gardiens qu’il a choisi. Cela se passe dans une cohérence totale. On va attendre la fin du mois de décembre pour regarder ce qu’il se passe. On a fait en sorte que tout le staff soit aligné sur son contrat, pour reconduire ou pas. Seuls les résultats et le contenu nous permettront de décider. J’avais pris l’initiative de discuter avec Arsène Wenger, il a beaucoup hésité. On n’était pas très loin de le convaincre. »

 

Les interrogations sur le jeu

« On a fait le choix de faire revenir Juninho et il a fait le choix de Rudi Garcia. On vient de jouer une 1/2 de finale de Champions League, une finale de Coupe de la Ligue et une 1/2 de Coupe de France. On ne peut pas dire qu’il n’y ait pas de pertinence dans ce choix. Il faut pondérer les critiques. Si Juninho change d’avis, on sera amené à revoir la position. C’est aussi pour cela qu’on vient de faire un mercato exceptionnel en gardant nos meilleurs joueurs. Il faut faire confiance aux gens qui ont de l’expérience, qui ont la technicité de Juninho et Gérard Houllier. Il faut soutenir de toutes nos forces les joueurs et Rudi Garcia. On ne va pas dans le bon sens en critiquant l’institution. On prendra nos responsabilités si les résultats sont insuffisants. On n’en est pas encore là. Il faut prendre du recul. Rudi Garcia sait très bien qu’il n’a qu’une hypothèse, c’est gagner de nouveau. »

 

L’état d’esprit des joueurs

« Les joueurs doivent être irréprochables. Il est du ressort de l’institution de prendre les décisions si ce n’était pas le cas. Comme dans les autres clubs, il y a une tendance à avoir des joueurs avec une personnalité parfois qu’on ne maîtrise pas. Si l’enthousiasme et l’intensité de l’effort sont insuffisantes, c’est aussi du ressort de l’entraîneur de créer une dynamique pour que l’engagement soit maximum. C’est du management. A nous de corriger les défauts. On peut retrouver l’engagement du mois d’août car on l’a déjà fait. Cela me donne confiance. L’objectif est plus que jamais de finir sur les deux premières places du podium. »

 

La place des supporters dans le club

« Il doit y avoir de la proximité. J’essaie de l’avoir. On l’a recréé avec le retour de Juninho. Cela été compliqué de le convaincre. On avance dans une relation de confiance avec les supporters. Le fait de ne pas les avoir dans le stade n’est pas une catastrophe sportive mais sociale. On est dans une structure où les gens qui décident assument. On fait en sorte de se donner les moyens. On n’hésite pas à donner la parole aux supporters dans l’émission mais aussi aux représentants des groupes de supporters lors des réunions. Leurs remarques sont très pertinentes. C’est une participation extrêmement participative. On recherche la communication. Le choix de l’entraîneur est souvent un sujet favori. C’est difficile mais ce n’est pas du tout perturbant. C’est encore plus le cas pour les compositions d’équipe. C’est aussi ce qui fait le charme du football. Mais je suis parfois un peu déçu et triste car on est parfois dans l’attaque, l’hypocrisie. L’échange est tout fait positif et fait partie de la passion du foot. »

 

Un franc-parler contre-productif ?

« Je me pose souvent cette question. Partout où je vais en France, on me demande de venir donner un coup de main pour trouver des solutions dans les autres clubs. Selon un sondage, 80% des Français pensent que j’avais raison au sujet de l’arrêt du championnat. Il n’y a pas d’excès. Je veux gérer au mieux. La crédibilité vient de cela dans le monde du foot. On me demande souvent d’apporter un avis, un conseil à l’ECA, à la Ligue, à l’UEFA. »

 

 

 

 

 

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