Masculins / Interview

Rayan Cherki : « Je n’ai pas forcément beaucoup de pression »

Publié le 01 juin 2020 à 07:00:00
Rayan Cherki : « Je n’ai pas forcément beaucoup de pression »
Alors qu’il a fait ses premiers pas en pro en octobre dernier à seulement 16 ans, Rayan Cherki n’a qu’une hâte : retrouver la compétition pour continuer sa progression vers le plus haut-niveau. De chez lui, il a accepté de retracer cette saison 2019-20.

« Rayan, comment s’est passée cette période de confinement ?

Tout s’est très bien passé. Cette période m’a permis de me recentrer et de me reposer, même si ça arrive à un moment compliqué. J’aurais aimé que la saison continue. On doit faire avec. La santé est le plus important. J’ai pu faire du vélo avec mes frères, marcher, cuisiner avec ma mère. Je me suis entretenu physiquement, comme j’ai l’habitude de le faire. C’est compliqué la vie sans foot. On a l’habitude de faire ça tous les jours, c’est un manque. J’ai été surpris et déçu de l’arrêt de la Ligue 1. J’aurais aimé que la compétition continue. J’ai les matches de Youth League et Champions League en tête. J’espère pouvoir les jouer.

 

Que retiens-tu de ta première saison professionnelle ?

Je vais retenir uniquement les moments positifs, les moments de joie passés avec mes coéquipiers. C’est le plus important. J’espère que la saison prochaine sera encore plus belle… Je me souviens du match à Nantes. C’est ma prestation la plus aboutie et j’en suis fier. Devenir le plus jeune joueur de l’OL à marquer était un de mes objectifs. Cela restera gravé dans ma tête.

 

cherki joie

 

As-tu été surpris de jouer tes premiers matches avec les pros aussi vite ?

Non, j’ai des objectifs très élevés. C’est grâce au travail que j’ai pu faire mes premiers pas en Ligue 1 cette saison. C’est simple de s’intégrer dans un groupe quand tu es jeune. Les coéquipiers t’aident. Je suis proche de Maxence Caqueret et Amine Gouiri car on a joué ensemble en Youth League, mais aussi de Moussa Dembélé, Jason Denayer, Karl Toko Ekambi, Oumar Solet... J’ai été intégré rapidement. Ils m’ont permis de me sentir comme chez moi.

 

Comment gères-tu cette pression à seulement 16 ans ?

Je la gère plutôt facilement. Ma famille m’aide. Ça reste du football. C’est ce que j’aime le plus faire dans la vie. Je n’ai pas forcément beaucoup de pression. Je m’implique à fond peu importe la catégorie dans laquelle je joue. »