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Sébastien Bouillet : « J'ai vécu tellement de choses extraordinaires grâce à l'OL »

Publié le 07 mai 2020 à 11:00:00
Sébastien Bouillet : « J'ai vécu tellement de choses extraordinaires grâce à l'OL »
Sébastien Bouillet est un chocolatier et pâtissier mondialement connu. Son lieu d’activité est la Croix-Rousse dans le 1er arrondissement mais il délivre aussi son savoir-faire et son prestige au Japon. Mais Sébastien Bouillet est aussi un gone et fier de l’être et quand on est un gone on est souvent fan de l’Olympique Lyonnais qui est l’une de ses gourmandises. Il s’en explique, à déguster sans modération.

« D’où vient votre attachement pour l’OL ?

Il vient de mon père qui un jour m’a emmené voir un match à Gerland. Je devais avoir six ans pas plus. Et puis j’ai commencé le foot au FC Croix-Rousse (1er arr de Lyon) où j’ai joué des années.  J’ai fait des stages à Hauteville (Ain) tous les étés durant six, sept ans. Là j’ai rencontré des gens de l’OL, vu des matchs de l’OL au bord de la pelouse. Quand j’ai eu l’âge d’aller tout seul au Stade et bien je m’y suis rendu avec des copains. Je ne loupais pas beaucoup de rencontre voir aucune. Je suis un fervent supporter. J’ai vécu tellement de choses extraordinaires grâce à l’OL, des moments uniques.

 

Avez-vous un souvenir marquant d’un match ?

J’ai différents souvenirs : des Derbies à Geoffroy Guichard où mon père m’emmenait. La D2 avec Kabongo, Garcia des joueurs emblématiques qui à l’époque faisaient la renommée de l’OL. J’ai un autre souvenir où vraiment j’avais eu peur. C’était à Gerland face à l’équipe turc de Trabzonspor en Coupe d’Europe. Je crois qu’il y avait plus de turcs que de lyonnais. J’avais eu la trouille. J’avais été surpris par leur ferveur, leur passion, leur déchaînement.

 

Quelle est votre plus grande émotion depuis que vous suivez l’OL ?

Je pense que c’est le 5-5 contre l’OM (saison 09/10). C’est un immense souvenir car j’étais avec un copain marseillais. On se sautait dessus l’un après l’autre. L’ambiance était sympa, il y avait une ferveur incroyable dans le stade.

 

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Quel joueur vous à le plus marqué ?

Pascal Olmeta : il quittait sa cage et montait balle au pied. Il haranguait le public, j’étais fan de ce mec. Anthony Lopes aussi, j’apprécie sa personnalité. Il a un peu un côté Pascal Olmeta, un peu fou, fou. avec un tempérament chaud… Et moi j’aime ce genre de tempérament. Il y a aussi Sonny (Anderson), Cris, des joueurs emblématiques qui avaient du caractère, sans oublier Lisandro Lopes. Et puis Il y a bien-sûr Joël Bats car quand j’étais gamin c’était mon idole et le voir un jour s’asseoir sur le banc de l’OL, magnifique. Pour moi ce mec-là, avait un charisme incroyable et c’est grâce à lui si on a eu des si bons gardiens. J’ai toujours eu une attirance vers les gardiens car c’est le poste que j’occupais quand je jouais.

 

Avez-vous un rêve pour l’OL ?

Bien évidemment remporter la Ligue des Champions. J’espère que j’aurai la chance de connaître ça. J’ai connu tous les titres, mais là de gagner ce trophée ça serait le Graal. Mais je pense que l’on en ait capable. On a été sur le devant de la scène pendant une dizaine d’années c’est cyclique. J’ai bien aimé l’épopée d’Houllier l’année où l’on perd en quart de finale à Milan et là c’était une grosse déception car je pense que l’on avait cette saison là l’équipe pour faire quelque chose, pour gagner la Ligue des Champions.

 

Avec votre activité qui vous emmène souvent à l’étranger est ce difficile de suivre l’OL ?

Quand je suis au Japon, là où je suis le plus souvent. J’essaie de me débrouiller. Soit en me mettant une alarme dans la nuit et suivre sur un site ou à la télé. Soit si je ne peux pas malheureusement je regarde le résultat le lendemain. En général je peux vous dire que la première chose que je fais quand je me lève c’est de regarder le résultat.J’ouvre mon téléphone, c’est un réflexe que j’ai quand je suis à l’étranger.

 

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Dans votre milieu professionnel sait-on que vous êtes supporter de l’OL ?

Bien-sûr entre les Parisiens, les Marseillais ça chambre un maximum, c’est sms sur sms. On se taquine aussi avec un ami stéphanois alors lui il est carrément vert foncé. Je dirai que maintenant c’est plus rigolo car il y a quinze ans je pouvais m’énerver, ça pouvait aller loin maintenant se ne sont que des plaisanteries, c’est bon enfant.

 

Quelle est votre réaction suite à l’arrêt de la saison 19/20 ?

La Ligue 1 arrêtée, je ne trouve pas la décision tellement juste. Après je ne sais pas comment il fallait faire :  entériner le classement bof, la saison blanche il n’y avait pas grand-chose à faire. Après ça fou un peu les boules concernant Ligue des champions j’espère qu’on aura l’occasion de la jouer car je nous trouvais pas trop mal parti et puis il y a la finale de la Coupe de la Ligue. Après je ne sais pas ce qui se passera…

 

L’OL et votre métier, avez-vous crée quelque chose à l’effigie du club ?

J’y ai pensé à une époque de confectionner une boîte Olympique Lyonnais et je ne l’ai pas fait. L’idée m’est revenu quand je suis allé à un match avec mes enfants. Nous sommes passés par la boutique et quand j’ai vu le monde. Je me suis dis : tient une boîte de chocolats OL fait par Bouillet, pourquoi pas !

 

Comment avez-vous vécu ce confinement

Anxiogène au début : je me suis réveillé un matin, je me suis installé sur mon canapé et je me suis dit : « tu as fait un rêve cette nuit où on est vraiment dans la vie réelle !!! » Je ne pensais jamais vivre une période comme ça dans ma vie, c’est hallucinant. Et puis petit à petit j’ai repris du poil de la bête. J’ai mis en en place un service de livraison à domicile pour rendre service aux clients pour leur amener du bonheur.  On a ouvert petit à petit les boutiques pour faire revenir du monde. On a limité la casse. J’ai la patate car ce n’est pas en ce morfondant toute la journée qu’on y arrive. J’ai gardé ce mental de sportif, de gagnant on ne lâche rien. »