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Farid Benstiti : « Difficile de se projeter pour le recrutement » (2nde partie)

Publié le 28 avril 2020 à 12:00:00
Farid Benstiti : « Difficile de se projeter pour le recrutement » (2nde partie)
Depuis les Etats-Unis et la ville de Seattle, Farid Benstiti poursuit la préparation de la prochaine saison d’OL Reign malgré le confinement. Le coach de la franchise américaine de football féminin de l’OL a évoqué la reprise et le recrutement.

« Farid, une reprise des entraînements est-elle envisageable dans les jours à venir ?

Il n’y a rien d’officiel mais on parle d’une reprise le 11 mai. On ne sait pas dans quelles conditions. Peut-être qu’on reprendrait par groupe de cinq avec un coach avec la possibilité d’avoir un intervenant. C’est très important pour nous pour nous aider. C’est ce qu’il se dit. En tout cas, on se prépare dans cette optique. J’attends des nouvelles sur ce sujet de la reprise des entraînements.

 

Et le retour de la compétition ?

Pas au mois de mai, c’est certain. Peut-être fin juin ou début juillet. Le championnat serait condensé mais il n’a jamais été question de l’annuler. De manière pragmatique, ils pensent que ce serait très négatif de l’annuler. On ne parle pas de huis clos. Les Américains n’imaginent pas le huis clos car le sport est un spectacle. Tout le monde est contre. Le spectacle prime d’abord ici. S’il y a une décision fédérale, ils s’y tiendront mais ce n’est pas l’idée.

 

Est-ce que cette crise sanitaire joue sur le recrutement ?

L’obtention de visa est très réglementée. Celle de Shirley Cruz est retardée avec ce problème de virus. On ne sait pas si elle sera là à la reprise. Les déplacements entre l’Europe et les Etats-Unis seront difficiles. Les joueuses ont du mal à prendre la décision. Si une joueuse est intéressée, c’est aussi compliqué pour nous car on ne sait pas quand elle sera là. On ne peut pas véritablement se projeter dans le recrutement même si on a avancé. Avec l’annulation des JO, je vais avoir mes joueuses américaines à 100%. C’est une chose positive. Il y a aussi d’autres joueuses qui sont restées aux Etats-Unis et les blessées ont eu plus de temps de rééducation, de récupération. C’est aussi quelque chose de positif pour nous. »

 

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