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Le directeur médical de l’OL, Franck Pelissier, fait le point

Publié le 02 avril 2020 à 11:00:00
Le directeur médical de l’OL, Franck Pelissier, fait le point
En lien quotidien avec les médecins des différentes équipes de l’OL, Franck Pelissier surveille à distance la santé des joueurs et des joueuses en cette période d’épidémie et de confinement. Le directeur médical de l’OL explique pour les médias du club les dispositions mises en place dans cette situation inédite.

« Les médecins du club sont-ils en contact régulier avec les joueurs et les joueuses ?

Bien sûr. Nous avons mis cela en place avec les différents médecins, groupe par groupe. Jean-Marc Laborderie, a des contacts tous les jours avec les joueurs et le staff. Il a un rapport avec des prises de température, des états cliniques, des recherches de toux, de fatigue. Tout cela est rapporté quotidiennement et remonté à notre niveau. David Mouriesse fait le même travail auprès de l’équipe féminine ainsi que Kamel Mjid pour le groupe Pro 2. C’est un suivi quotidien de l’ensemble des joueurs et du staff. On a ces retours tous les après-midis. On peut savoir en quelques heures s’il y a un problème et si on peut intervenir.

 

Quels sont les conseils qui leurs sont transmis ?

Le confinement bien entendu. Mais il y a aussi les conseils qui paraissent de bon sens comme la limitation des contacts avec les membres de la famille, les amis, les enfants de bas âge. Il faut éviter toute réunion. On répond aux questions car il peut y avoir des inquiétudes, du stress permanent créé chez les médias.

 

Comment préparer à l’après-confinement et le retour à la normale ?

Ce sera encore plus important que le confinement. On devra gérer un problème qu’on n’avait pas initialement pensé, c’est celui de la libération des joueurs et des joueuses. Elle va être inégale avec un groupe qui aura été touché par le coronavirus et un autre non. Le premier sera libre et pourra faire tout ce qu’il voudra. Par contre, l’autre groupe sera potentiellement encore malade. On devra intervenir sur une restriction de libertés et l’imposition du port de masque. Cela aura un impact psychologique et on n’avait pas pensé à cela. Il faudra une prise en charge très particulière en fonction de ces groupes. »