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CDM : un succès retentissant en chiffres

Publié le 08 juillet 2019 à 15:44:00
CDM : un succès retentissant en chiffres
Ça y est ! La Coupe du Monde féminine de la FIFA s’est achevée, ce dimanche, avec la victoire des États-Unis contre les Pays-Bas sur la pelouse du Groupama Stadium (2-0). L’occasion de revenir sur quelques chiffres qui prouvent que cette compétition a été une réussite historique.

57 900... C’est le nombre de spectateurs qui se sont amassés au Groupama Stadium pour assister à la finale de la Coupe du Monde entre les États-Unis et les Pays-Bas. 57 900, c’est aussi le nombre de places disponibles dans le stade. Avec un taux de remplissage de 100%, c’est bien évidemment la meilleure affluence de la compétition mais dans l’ensemble, les spectateurs se sont bousculés pour assister aux différentes rencontres. Avec 21 755 spectateurs en moyenne, le taux de remplissage sur l’ensemble de la compétition est de 74,6%. À titre de comparaison, le taux de remplissage en Ligue 1 Conforama était de 74% la saison dernière. Le résultat obtenu par la Coupe du Monde est donc très satisfaisant, avec notamment les trois matches disputés au Groupama Stadium pour faire gonfler sa moyenne (92% sur les trois rencontres, meilleur taux sur l’ensemble des stades).

 

Des spectateurs en tribunes et devant leurs écrans

Si beaucoup sont allés au stade, d’autres non et ont suivi la compétition au travers de leur poste de télévision. C’est particulièrement le cas pour les enfants (4-14 ans) qui représentaient 66% de la part d’audience lors des matches de l’équipe de France. « Le fait que les femmes, les enfants et les millénials aient suivi la compétition confirme qu’il y a eu un vrai déclic autour du football féminin », a déclaré Philippe Bailly, président du cabinet de conseil spécialisé dans les médias NPA Conseil, à News Tank le 3 juillet dernier.

 

Cet engouement autour de l’équipe de France s’est également ressenti sur les réseaux sociaux. Les 23 joueuses sélectionnées ont vu leurs communautés augmenter de 63% entre la veille de la compétition et leur élimination contre les États-Unis. Instagram est le réseau sur lequel la hausse est la plus significative (111%) loin devant Twitter (21,6%) et Facebook (20,8%). Sur les trois réseaux, c’est la Lyonnaise Eugénie Le Sommer qui gagne le plus de followers. 112 746 personnes supplémentaires la suivent sur Instagram, 12 884 sur Twitter et 43 426 sur Facebook.

 

En Angleterre, c’est du côté télévisuel que l’impact de la compétition est le plus impressionnant. La demi-finale perdue contre les États-Unis (1-2) au Groupama Stadium a rassemblé 8,819 millions de téléspectateurs avec un pic à 11,821 millions, pour une part d’audience de 43,3%. Les records n’ont cessé de tomber puisqu’après les matches contre l’Écosse, le Cameroun et la Norvège, c’est la quatrième fois que le record d’audience pour un match de football féminin est battu en Angleterre lors de la compétition.

 

Ces chiffres vertigineux ont permis au football féminin de s’immiscer un peu plus dans le paysage du sport international et encouragent les instances à investir encore plus pour son développement. « Le potentiel du football féminin est illimité et, dans cette optique, l’UEFA a entrepris d’augmenter les fonds mis à la disposition des fédérations nationales pour aider à améliorer le football féminin sur tout le continent. Accroître la participation et le rôle des femmes dans le football a été l’un de mes principaux objectifs avant et après mon élection à la présidence de l’UEFA », a notamment déclaré Aleksander Ceferin, président de l’UEFA, le 1er juillet dernier. L’objectif de l’UEFA est notamment de faire passer de 1,3 à 2,5 millions le nombre de joueuses dans les clubs européens. Ce serait une suite logique après l’augmentation de 50% du nombre de joueuses professionnelles actives en Europe entre 2017 et 2019.

 

Cette première Coupe du Monde féminine de la FIFA organisée en France aura donc été un succès, tant public qu’économique. Le beau parcours réalisé par les Bleues leur a offert un capital sympathie chez un nouveau public et les revenus engendrés prouvent que le football féminin peut lui aussi être « bankable ». L’avenir s’annonce radieux pour le football féminin dont la cote a rarement été aussi haute.

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