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FC Nantes - OL : retour sur ces matches de légende

Publié le 08 avril 2019 à 19:10:17
FC Nantes - OL : retour sur ces matches de légende
L'OL se déplace à Nantes, vendredi prochain, pour le compte de la 32ème journée de Ligue 1 Conforama. Une affiche qui ravive de jolis souvenirs côté lyonnais.

1972-1973 : Une 3ème Coupe de France en 10 ans

Ce 17 juin 1973, l'OL s'apprête à disputer sa cinquième finale de la Coupe de France en l'espace d'une décennie. Le club, qui en a perdu deux et glâné deux autres auparavant, en 1964 et 1967, affronte le FC Nantes sur la pelouse du Parc des Princes pour soulever sa troisième couronne. Problème, son adversaire lui a infligé deux corrections en championnat, en le battant à Gerland (2-4) lors de la phase aller et en le terrassant au retour (3-0). L'OL ne s'avance donc pas en favori mais il a ses habitudes à ce stade de l'épreuve et va le démontrer. Juste avant la demi-heure de jeu, Serge Chiesa, le feu follet lyonnais, mystifie un de ses adversaires avant de pénétrer dans la surface et d'y être fauché. L'arbitre n'hésite pas et désigne le point de penalty. Dobrivoje Trivic, l'international Yougoslave, ne tremble pas et le transforme pour donner l'avantage aux siens (29', 1-0). Devant à la pause, l'OL parviendra à faire le break après l'heure de jeu grâce au but de Bernard Lacombe (63', 2-0), qui scellera la victoire lyonnaise malgré la réduction du score tardive de Couecou (83', 2-1) et Fleury Di Nallo pourra brandir fièrement le trophée du haut de la tribune présidentielle.

 

1981-1982 : Chiesa sauve l'OL

Cette saison 1981-1982 est un calvaire pour l'OL. Miné par les tensions en internes et les départs de plusieurs cadres, dont Jean Tigana, le club va manger son pain noir jusqu'à ce 4 mai 1982. Ce soir-là, toute la ville de Lyon tremble. Pour son dernier match de la saison à Gerland, l'OL reçoit le FC Nantes et doit absolument l'emporter pour assurer son maintien dans l'élite, sous peine de devoir jouer sa survie lors de l'ultime journée, sur le terrain de Nancy. La tension est palpable dans les travées mais c'est finalement emplis de soulagement que les milliers de spectateurs vont quitter l'enceinte lyonnaise : malgré un match crispant de bout en bout, l'OL parvient à assurer son maintien grâce à Serge Chiesa, auteur de la seule réalisation de cette rencontre (51', 1-0). Le club évite la relégation d’un rien et termine 16e. Mais ses soucis sont loin d'être réglés et déboucheront sur une descente dès la saison suivante...

 

1983-1984 : La fierté malgré la déception

Les Nantais retrouvent les Lyonnais en Coupe de France afin de venger l'affront subi près de dix ans plus tôt. Mais cette fois, les deux équipes se défient au stade des 1/8 finale de l'épreuve. Après un nul assez terne à l'aller (0-0), Gones et Canaris vont jouer la qualif' à Gerland. Chez lui, l'OL concède l'ouverture du score (25', 0-1) mais va trouver les ressources pour égaliser avant la pause par le biais de Laurent Fournier (31', 1-1). Malheureusement, les visiteurs vont reprendre l'ascendant en début de seconde période, grâce à un but de Robert (48', 1-2) et un autre de Vahid Halilhodzic (51', 1-3), l'actuel entraîneur nantais. Pensionnaire de Division 2, l'OL ne boxe pas dans la même catégorie que son opposant et, malgré la réduction de l'écart par Ndioro (53', 2-3), le FCN reprend deux buts d'avance. Mais à force de courage et d'abnégation, les Olympiens réaliseront un sublime comeback en fin de match, en égalisant suite aux réalisations de Fréchet (66', 3-4) et Ferri (83', 4-4) et sortiront de la Coupe de France par la grande porte.

fcnol

2000-2001 : En route pour la gloire

Vaincu par Metz cinq en plus tôt, l'OL a l'occasion de disputer sa 2ème finale de la Coupe de la Ligue s'il parvient à battre Nantes en 1/2 finale et de d'effectuer, pour la première fois de son histoire, ses premiers pas au stade de France. Mais pour cela, les Lyonnais vont devoir battre une formation redoutable, menée de main de maître par Raynald Denoueix et qui sera sacrée championne de France en fin de saison. Mais voilà, l'OL est sur la pente ascendante depuis quelques années et la soif de victoire, instiguée depuis l'arrivée de Jean-Michel Aulas à sa tête en 1987, vont le pousser à réaliser l'exploit. Car si l'OL entre mal dans cette rencontre, en étant mené après une entame de match complètement folle, qui aura vu Ziani ouvrir la marque (4', 0-1), Laigle égaliser dans la foulée (5', 1-1) mais Vahirua remettre son équipe devant (10', 1-2), il va définitivement se lancer sur les sentiers de la gloire en parvenant à arracher son ticket pour la finale lors du second acte : recruté pour faire basculer le club dans une autre dimension, Sonny Anderson va égaliser (54', 2-2) mais c'est bien Pierre Laigle, auteur d'un doublé (64, 3-2) qui va emmener tout Lyon à Saint-Denis, où le peuple rhodanien vivre une nuit d'anthologie, qui le verra remporter le premier d'une ribambelle de trophées à l'aube du XXIème siècle.

 

2006-2007 : De la joie aux larmes

En cette 38ème et dernière journée de championnat, l'OL se présente une dernière à fois à Gerland pour y célébrer en grande pompe les adieux de Claudio Caçapa et Gérard Houllier, mais aussi et surtout son 6ème titre de champion consécutif devant son public. L'ambiance est donc très festive côté lyonnais et dénote totalement de la tristesse générale qui entoure la délégation nantaise. Il faut dire que le club n'a pas du tout la tête à la fête, lui qui a été officiellement relégué dans l'antichambre quelques semaines plus tôt, après 44 ans de présence continue dans l'élite, record à battre. L'OL et Nantes abordent donc ce match avec un état d'esprit totalement différent et cela va se traduire par une démonstration lyonnaise sur le terrain (3-1).

 

2016-2017 : une victoire historique

Le 0-6 infligé par l'OL à Nantes fait partie de la légende : jamais Nantes n'a connu pareille déconvenue à domicile. Ce soir là, en cette 15ème journée de L1, les Lyonnais se déplacent à la Beaujoire dans la peau de favoris et vont totalement assumer leur statut. Face aux vagues rhodaniennes, traduites par des buts de Tolisso (16', 0-1), Lacazette (sp 39', 0-2), Gonalons (41+1', 0-3), Valbuena (60', 0-5), Diakhaby (75', 0-5) et Fekir (81', 0-6), le FCN va couler et sombrer jusque dans les bas fond du championnat, et se retrouvera en avant-dernière position après ce revers historique. Mais les Canaris sauront remonter la pente grâce à une formidable deuxième partie de saison et finiront  7èmes du championnat, aux portes de l'Europe.

 

 

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