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Martin Terrier : « Notre rêve était qu’un d’entre nous réussisse dans le foot »

Publié le 23 août 2018 à 10:06:42
Martin Terrier : « Notre rêve était qu’un d’entre nous réussisse dans le foot »
Recruté durant le mercato hivernal, Martin Terrier était attendu à Décines cet été. La préparation a permis à l’attaquant de 21 ans de prendre ses repères mais aussi de marquer les esprits avec 5 buts en amical. Alors qu’il retrouve vendredi le club qui l’a révélé, le boulimique de ballon rond espère profiter de cette nouvelle aventure pour donner encore plus de grandeur au rêve de toute une famille.

« Martin, c’est déjà l’heure des retrouvailles avec ton ancien club…

Ce sera un match particulier car nous avons perdu à Reims. Il faudra absolument se rattraper et gagner face à Strasbourg. Ce sera aussi un moment spécial pour moi car je vais retrouver mes anciens coéquipiers. J’essaie de ne pas jouer le match avant d’être sur le terrain. Je ne me pose pas trop de questions pour le moment.

Qu’est-ce que tu peux nous dire sur cette équipe ?

Elle a bien commencé le championnat avec de bons résultats. C’est une équipe très courageuse, avec des valeurs d’abnégation, de rigueur, de don de soi. Il y aura beaucoup de duels. C’est une bonne équipe avec un recrutement très intelligent. C’est un club qui a largement sa place en L1. Un point faible ? Ils ont des petits passages à vide sur un match. Ils manquent de régularité. Il y a des manques de concentration, il faudra en profiter. Un joueur à surveiller ? Il y en a plusieurs. La plaque tournante est Jonas Martin. C’est un très bon ami à moi mais je reste objectif (sourire). C’est un très bon joueur de ballon. Ils ont aussi Dimitri Liénard, précieux sur coup de pied arrêté, et Nuno Da Costa, qui est très remuant.

Qu’est-ce que tu as appris durant ta saison à Strasbourg ?

C’était l’année de la découverte. Je n’avais pas beaucoup joué au plus haut-niveau avec le LOSC, mon club formateur. Strasbourg m’a donné confiance. J’ai essayé de faire le maximum notamment en première partie de saison et j’ai progressé. La seconde a été un peu plus délicate pour moi avec des blessures.

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Et qu’est-ce que tu es venu apprendre à l’OL ?

Je veux poursuivre mon évolution. C’est le club qu’il me fallait pour ma progression. J’apprends tous les jours ici. J’espère que cela va continuer comme cela car tout se passe très bien pour le moment.

Tu as vécu une fin de saison plus compliquée avec Strasbourg. Dans quel état d’esprit étais-tu au moment de venir à l’OL ?

J’ai fini la saison blessé. J’étais en manque de temps de jeu. Mais il n’y a pas eu de doute. Je suis très bien entouré. Je connais mes capacités et je sais qu’avec le travail, tout suit derrière. Mon objectif était de retrouver mes sensations. Vu la qualité du groupe, j’ai été directement mis dans le bain, bien intégré. Cela s’est vu pendant la préparation avec des buts et des passes décisives. C’est ce qui compte pour un attaquant. Bien sûr, cela aide à se rassurer. Le premier match face à Sion m’a fait énormément de bien avec un but dès mon entrée. Cela m’a tout de suite mis en confiance. Je pense que les coéquipiers m’ont aussi vu différemment après ces buts. Quand on est nouveau, c’est important de marquer des points dès le début… J’ai été transféré au moment où j’ai eu mes pépins physiques. Il fallait en plus gérer cela, j’ai eu du mal à le faire. Je me suis peut-être mis une trop grosse pression supplémentaire. Je suis un jeune joueur, en pleine découverte. C’est formateur.

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Quels sont tes ambitions pour cette saison ?

J’ai eu un peu de temps de jeu durant les deux premiers matches. Dans un premier temps, je veux gagner ma place. Il y a de très bons joueurs à mon poste. Il faut apprendre d’eux et essayer de bousculer la hiérarchie. Cela passera par des entrées décisives pour faire gagner l’équipe.

Quel est le geste technique que tu préfères ?

L’intérieur du plat du pied pour enrouler. C’est un des gestes que je maîtrise le mieux. Je suis un fan de Thierry Henry et quand on connaît le joueur, on ne peut qu’aimer le geste.

Y a-t-il quelque chose qui te permet de toujours avancer même dans les moments difficiles ?

Je suis très proche de ma mère. J’ai toujours eu une relation très particulière avec elle. Je suis très bien entouré. J’ai deux grands frères qui jouent aussi au foot, cela aide. Je suis le plus jeune. Ils sont toujours là pour me soutenir. Notre rêve était qu’un d’entre nous réussisse dans le foot. Donc ils essaient de me donner toute la force possible pour que je continue à faire que je fais. J’ai aussi une petite amie qui me suit depuis Strasbourg. Ma vie privée est au top, c’est important.

Que fais-tu lorsque tu ne joues pas au foot ?

Je me repose. La travail invisible est important. J’aime bien me balader. Lyon est une belle ville. Je suis aussi un fan de séries. Je ne regarde pas trop les autres sports. Que du foot. Je suis un passionné. Je regarde tous les matches que je peux, plusieurs championnats, les féminines… J’essaie d’analyser les attaquants, leur façon de jouer, de se déplacer pour apprendre. Tout est bon à prendre.

C’est déjà ta troisième ville en deux ans. Comment gères-tu cela ?

Je suis arrivé à Lille à 6 ans. J’y ai fait toutes mes classes. Je suis très amoureux de ma ville. Je l’ai dans mon cœur. Cela a été très difficile pour moi de quitter le cocon familial, c’était une première à Strasbourg. Cela m’a permis de me découvrir en tant qu’homme tout simplement. J’ai été agréablement surpris de ma façon de m’intégrer dans un groupe et une ville. Même si c’est toujours difficile au début, c’est pour cela que je n’ai eu aucun doute pour Lyon. »

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L'interview complète est à retrouver dès aujourd'hui dans la Tribune OL spécial OL - Strasbourg.

 

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