Masculins / Saison 2017-2018

Bilan : retour sur tous les temps forts de la saison lyonnaise

Publié le 22 mai 2018 à 08:00:00
La saison 2017-2018 de l’OL a livré son épilogue samedi dernier, avec un final en apothéose qui a vu Lyon se qualifier pour la prochaine édition de la Champions League. Un dénouement heureux qui vient mettre un terme à une saison spectaculaire et riche en rebondissements.

Le début d’un nouveau cycle

L’OL entame un changement de cycle au moment d’aborder cette saison 2017-2018. Un an après Umtiti, c’est au tour des Ghezzal, Gonalons, Lacazette et Tolisso, tous formés au club, de quitter la maison. La fin d’une génération mais le début d’une nouvelle ère. Si l’identité lyonnaise perdure grâce à l’éclosion des Aouar, Geubbels, Gouiri et Maolida, le club prend un virage dans sa stratégie de recrutement en misant sur la venue de jeunes talents. À l’image de Depay, acheté quelques mois plus tôt, plusieurs joueurs à forts potentiels débarquent en provenance de championnats étrangers - comme Diop, Mariano, Diop, Tete ou Traoré – et d’autres sont dénichés dans l’Hexagone – Mendy et Ndombele. Des arrivées conjuguées à celles de joueurs expérimentés, que sont Marçal et Marcelo, qui chamboulent l’effectif rhodanien, dont Fekir est devenu le taulier.
Recrues

Nabil Fekir, leader et sauveur

Promu capitaine à l’aube de ce nouvel exercice, Nabil Fekir ne tarde pas à assumer son nouveau rôle. Mal embarqué en championnat, où il occupe la 8e place après huit journées, Lyon, auteur de débuts compliqués, s’en remet à son numéro 18 pour sauver les meubles. Le premier choc de l’année contre Monaco en est le parfait exemple. Face au champion en titre, Fekir, déjà auteur d’un but en première période (23’), débloque la situation dans les tous derniers instants de la rencontre d’un coup franc millimétré dans le temps additionnel (90+5’). Un geste de classe qui offre trois points vitaux aux siens et permet à l’OL de recoller au podium. Avec sept buts en neuf journées, Fekir est au sommet de son art. Leader affirmé, il n’hésite pas à endosser le costume de sauveur à plusieurs reprises au cours de la saison, notamment dans des matches qui comptent.
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L’automne pour reprendre des couleurs

Cette victoire arrachée contre les Asémistes va être le point de départ d’une série de six victoires d’affilée toutes compétitions confondues. Une spirale positive qui permet à l’OL de se mettre en position favorable pour une qualification en 1/16 de finale d’Europa League et de grimper sur le podium en championnat. Outre ses six succès de rang, Lyon parcourt l’automne en boulet de canon et enchaîne douze rencontres sans connaître le goût de la défaite, entre le 23 septembre et le 26 novembre. Une période faste marquée par trois victoires 0-5 à l’extérieur, dont une qui restera gravée à jamais…
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Un derby pour l’histoire

En point d’orgue de la superbe passe que traversent les Lyonnais, un succès historique à Geoffroy-Guichard, l’antre du rival stéphanois, où l’OL inflige une manita à l’ASSE (0-5). Un derby pour la postérité dont Fekir, qui y inscrit ses deux premiers buts au niveau professionnel, devient le symbole : sur sa deuxième réalisation de la soirée, la dernière de l’OL, le capitaine olympien enlève son maillot et le brandit en direction des supporters locaux. L’une des images de la saison lyonnaise.
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L’Olympico, acte I

De retour aux avant-postes, l’OL s’apprête à boucler l’année 2017 à domicile avec une affiche l’opposant à l’autre Olympique, celui de Marseille. Un choc de haut de tableau pour fêter les 30 ans des Bad Gones et le départ de Joël Bats, que les hommes de Bruno Genesio vont fêter dignement. Pour cette première manche de l’Olympico, ces derniers vont s’imposer 2 buts à 0 grâce à un autre coup franc décisif de Nabil Fekir (6’, 1-0) et à un but de Mariano Diaz (51’, 2-0), les deux meilleurs buteurs lyonnais au terme de la phase aller. Une victoire qui s’avèrera cruciale par la suite.
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Une nuit de liesse

Troisième à la trêve, à égalité avec Monaco, le dauphin du PSG, et qualifié pour la phase à élimination directe de l’Europa League, l’OL attaque la phase retour sur les mêmes bases avant d’accueillir l’ogre parisien au soir du 21 janvier. Un duel plein de promesses entre les deux clubs français les plus titrés au XXIe siècle et qui disposent des deux meilleures attaques du championnat au moment de s’affronter. Une affiche qui ne met pas bien longtemps à se décanter puisque Fekir, encore lui, surprend Areola sur coup franc dès l’entame (2’, 1-0). Le Groupama Stadium s’embrase jusqu’à cette frappe surpuissante de Kurzawa, qui égalise juste avant la pause (45+3’, 1-1). Privé de sa star Neymar et de son prodige Mbappe, sorti en cours de jeu, Paris revient dans la rencontre mais finit par s’écrouler sur une inspiration géniale de Memphis Depay, qui fait exploser l’antre lyonnaise en envoyant une frappe en plein lucarne en fin de match (90+5’, 2-1). Un épilogue magnifique pour une soirée d’anthologie.
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Un sentiment de gâchis

Fort de son succès acquis contre le PSG et ses pétrodollars, suivi dans la foulée d’une victoire à Monaco en 1/8 de finale de la Coupe de France (2-3), l’OL entend poursuivre sur sa belle dynamique. Mais c’est pourtant tout l’inverse qui va se produire. 2e au lendemain de sa victoire face au club de la capitale, l’OL va tout gâcher. Une terrible série de six matches sans victoire, dont un revers subi de façon inexplicable face à l’ASM après avoir mené de deux buts (2-3), l’éjecte du podium. Il se retrouve à neuf longueurs des Monégasques, à cinq des Marseillais et cette spirale négative dans laquelle il est embarqué en L1 sera accentuée par des éliminations successives en Coupe de France (1-0 à Caen) et en Europa League (0-1 puis 2-3 face au CSKA Moscou).
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L’Olympico, acte II

Les rêves d’épopées en coupes envolés, l’OL n’a plus que le championnat à jouer. Mais, malgré une courte victoire contre Caen (1-0), le podium et une qualification pour la Champions League sont toujours hors de portée à l’aube de cette 30e journée. À moins que… À moins que Lyon n’obtienne un bon résultat lors de son match de la dernière chance. Une rencontre à quitte ou double, où tout peut être perdu comme relancé. Un match sur la pelouse du stade Vélodrome, face à l’OM, son concurrent direct, pour le deuxième acte de l’Olympico. Un rendez-vous capital que l’OL ne va pas manquer. Redoutable contre les autres gros du championnat (3 victoires en 4 matches), le septuple champion de France va terrasser son adversaire sur ses terres au terme d’un match au scenario rocambolesque, dont le sort sera scellé, au finish, par la tête rageuse de Memphis (90’, 2-3). Un but libérateur et porteur d’espoir avant la dernière ligne droite.
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Un final de folie

Ce succès obtenu dans la cité phocéenne a remis Lyon dans le coup. Revenus à deux petites unités, les protégés de Bruno Genesio vont maintenir la pression sur leurs homologues marseillais, jusqu’à les faire craquer. Au soir de la 32e journée, Lyon succède à l'OM sur le podium. Après avoir failli tout perdre, les Lyonnais, animés d’un esprit de revanche, vont terminer la saison en trombe. Huit succès de rang, des prestations de haut vol et une place de dauphin chipée à Monaco. L’OL rayonne mais n’est pas à l’abri du danger, en témoigne cet ultime couac face à Strasbourg (2-3). Un revers qui fait redescendre Lyon à la 3e place, devenue, entretemps, directement qualificative pour les phases de groupes de la C1. Une aubaine pour l’OL, qui garde les cartes en mains pour décider de son futur européen et parvient à valider son ticket pour la plus prestigieuse des compétitions européennes, lors de la 38e et dernière journée de championnat, au bout du suspens, contre l’OGC Nice (3-2).
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