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Gérald Baticle dans Culture Club : « Avec Bruno, j’ai le sentiment qu’on est compris »

Publié le 19 mars 2018 à 19:15:00
L’entraîneur adjoint de Bruno Genesio était l’invité d’Héloïse Basson, ce lundi, sur OLTV. Il a évoqué plusieurs sujets, de la victoire contre l’OM à son rapport avec les joueurs, en passant par les évolutions du football professionnel.

La victoire face à Marseille

« C’est une très belle victoire. Belle déjà au niveau du football. Offensivement on a été capable de leur mettre trois buts et le scénario est très beau. Dans un stade très chaud, on a craint que les joueurs se désunissent. Pour moi le moment de ce match, c’est lorsqu’on est mené 1-0. J’ai trouvé que c’était injuste. Lorsqu’on rentre à 1-1 et qu’on revient sur le terrain en deuxième mi-temps c’est pour être plus conquérants. En fin de match, ça devient plus simple mais on se relâche un peu pour se faire rejoindre. Et à nouveau, on bénéficie de la fougue de la jeunesse pour l’emporter tout à la fin. On finit à nouveau sur un duel bouillant avec les incidents en fin de match. Mais en réalité, il ne se passe rien, tout le monde sépare tout le monde. Au niveau du staff, en règle générale, on cherche à limiter ces événements et que nos joueurs ne reçoivent pas de coup, ne soient pas amenés à mal agir aussi. » 

Sa remise en place par l’arbitre assistant

« Rudi Garcia allait sur le terrain pour se plaindre vers l’arbitre, alors je me suis dit que ça allait durer tout le match, qu’on allait prendre un penalty à l’usure. Bruno est dans son match et à un moment je vais demander à l’arbitre si on a le droit de ne plus respecter les zones techniques. Rudi Garcia est revenu dans sa zone mais l’arbitre est revenu ensuite me dire deux mots. Bruno a souri car il a compris que je me faisais rappeler à l’ordre (rires). »

Bruno Genesio et Gérald Baticle

L’ambiance après l’élimination en Europa League

« Ça a été plus tendu, l’élimination était une énorme déception car on voulait aller jusqu’au bout en Europa League. Mais chez nous on s’est complètement loupé. Moralement il a fallu soigner les têtes pour unifier tout le monde et c’est la chose la plus difficile. Le président est intervenu vendredi et, alors, on a senti tout le monde soudé. Il y a eu une sorte d’union sacrée. Du coup à Marseille, sur le trajet vers le stade, j’ai senti qu’on était fort et qu’on pouvait les surprendre. »

La solidarité avec Bruno Genesio

« La réaction d’Aouar sur son but cloue le bec aux critiques au moment de l’action mais elles recommenceront. On travaille beaucoup, les joueurs également, ils sont réceptifs. Avec Bruno, j’ai le sentiment qu’on est compris. On est victime d’une part d’insouciance qui, de temps en temps, donne des cartouches à l’adversaire et nous met en grande difficulté. Il faut une grande solidité quand ça tangue et Bruno a cette force physique de résistance pour à nouveau rediriger le bateau. Bruno est touché mais, à la fin, il faut continuer à transmettre la force à l’équipe. »

Gérald Baticle en communion avec les joueurs

Les apports de Memphis et Aouar

« Memphis n’est pas un joker de luxe. Je comprends qu’on dise cela car, quand il a marqué des buts magnifiques et décisifs contre des grandes équipes, il se trouve qu’il était remplaçant. Pendant l’entrainement, il est comme vous le voyez en match, veut réaliser des beaux gestes. C’est magnifique pour nous mais c’est un défaut de tout le temps chercher cela car des gestes plus simples sont possibles. Il faut garder le côté spectaculaire, mais également marquer des buts. En ce qui concerne Houssem (Aouar, ndlr.) lorsque Nabil Fekir n’est pas là il a sa qualité de passe et son sens du déplacement. Aujourd’hui il se sent bien même s’il était déjà malade depuis le match contre Caen (le 11 mars dernier, ndlr.). Il n’était pas assez remis du match contre Moscou, on lui a donné du temps pour bien revenir et là on a ressenti une chute en fin de match à Marseille lorsque les batteries étaient à zéro. » 

Les changements depuis l’époque où il était joueur professionnel (1990-2004)

« La vitesse du jeu. Il faut être plus précis techniquement pour réaliser les mêmes choses avec moins d’espace. Les défenseurs sont plus protégés, à l’époque il pouvait y avoir des gestes en dehors des lois. Aujourd’hui avec la vidéo, elles se voient moins souvent. Dans les stades, la qualité des pelouses permet une meilleure qualité du jeu par rapport aux petits clubs où l’on joue quand on est jeune. Enfin, la responsabilité des joueurs a changé. Quand j’avais 18 ans j’emmenais mes maillots à la laverie et je mettais en place les poteaux de corner avant les matchs. Je pense qu’il faut avoir touché à tous les maillons de la chaîne pour pouvoir ensuite diriger et donner les bons conseils. » 

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