Masculins / OL - ASSE

Karim Benzema dans Tribune OL : « Que des très bons souvenirs car je n’ai jamais perdu un derby »

Publié le 24 février 2018 à 07:00:00
Quadruple champion de France avec l’OL, Karim Benzema a poursuivi sa moisson de trophées du côté du Real Madrid avec notamment 3 Champions League et 2 Liga dans son riche palmarès, tout en pulvérisant quelques records. Autant de titres collectifs et individuels qui ont fait de lui l’un des meilleurs attaquants de la planète. 9 années ont passé depuis son départ mais le Gone de 30 ans, pur produit de la formation lyonnaise, continue de suivre l’actualité de son club de cœur. Il a accordé une interview exclusive pour Tribune OL juste avant une affiche qui lui a tant réussie par le passé. Entretien.

Karim, tu as quitté l’OL en 2009 pour rejoindre le Real… Est-ce que tu continues de suivre l’actualité du club depuis l’Espagne ?
« Oui, bien sûr. Depuis que j’ai quitté l’OL pour Madrid il y a maintenant 9 ans, j’ai toujours suivi l’actualité de mon club de formation. J’essaie de rester aux nouvelles. Si je le peux, je suivrais certainement le derby de dimanche devant ma télévision. Je suis derrière eux. Allez l’OL ! »

Tu as joué beaucoup de derbies quand tu portais les couleurs lyonnaises. Quels souvenirs gardes-tu de ces matches-là ?
« Ce sont évidemment de très bons souvenirs car ce n’est pas un match comme les autres pour nous. Surtout, je ne peux avoir que des très bons souvenirs de ces matchs-là car je n’en ai jamais perdus un seul dans ma carrière, que ce soit dans les équipes de jeunes ou avec l’équipe professionnelle, sur tous ceux que j’ai disputés. Et j’en ai disputés pas mal ! »

Comment as-tu vécu la dernière victoire 5 à 0 à Geoffroy-Guichard ?
« J’ai vécu le derby du match aller comme tous les autres matches face à Saint-Etienne. C’était un grand match de la part des Lyonnais avec une victoire incroyable. La célébration de Nabil Fekir sur le 5ème but à Geoffroy-Guichard est normale. On en voit des similaires sur pas mal de terrains. »

RS6275_59 ASSE-OL-BENZEMA 3-web
Quel regard portes-tu sur l’équipe lyonnaise cette saison ?
« C’est un OL encore en construction cette saison car il y a eu beaucoup de changements à l’intersaison et un recrutement important. Il y a beaucoup de jeunes joueurs talentueux et prometteurs pour le futur mais qui manquent encore un peu d’expérience ».

Tu as aussi disputé de nombreux clasico avec le Real. Comment pourrais-tu comparer le derby et le clasico ?
« Le derby et le clasico entre le Real et le Barça sont incomparables. Le derby est un très grand match pour le championnat de France et un grand moment dans une saison mais il reste avant tout un rendez-vous régional. Le clasico est d’une toute autre dimension. Ça va au-delà de tout ça, des deux villes et même de l’Espagne. C’est quelque chose de planétaire, qui est suivi partout dans le monde. C’est LE grand match du football mondial. »


Il y a 10 ans... un coup franc dans l’histoire du derby

Le 27 janvier 2008, l’OL peut remercier son crack. Alors qu’on joue les dernières secondes et que les Lyonnais sont menés 1 à 0 à Geoffroy Guichard, Karim Benzema enfile le costume de sauveur en même temps que celui de héros. Un coup de patte géniale par-dessus le mur stéphanois pour égaliser dans le temps additionnel et glacer l’enceinte des Stéphanois jusque-là bouillante, mais aussi soulager Grégory Coupet qui jouait le dernier derby de sa carrière. Auteur d’une erreur sur le premier but, le gardien lyonnais n’a finalement jamais perdu un derby contre son ancien club. Karim Benzema était passé par là. Il nous refait revivre ce moment mémorable.



benzema faute1. La dernière chance d’un derby accroché
« Il restait très peu de temps et on était menés au score. C’était un moment important du match. J’avais réussi à obtenir un coup-franc à une vingtaine de mètres de la cage. Je me suis immédiatement dit que ce coup-franc était pour moi. »



derby benzema2. La détermination et l’instinct du buteur
« Je n’ai pas hésité une seconde à ce moment-là. J’avais réussi à provoquer la faute juste avant et Juninho, qui tirait tous les coups-francs d’habitude, n’était pas sur le terrain ce soir-là. Vu qu’il était blessé, j’avais une grosse envie de le frapper et une grande détermination. »


derby__0002_33. Imperturbable face à un stade assourdissant
« Je n’avais aucune pression au moment de poser le ballon et de me préparer pour le tirer. J’étais seulement concentré et focalisé sur mon objectif. J’étais convaincu que j’allais marquer ce but important. »


derby__0004_44. Jody Viviani, les deux pieds cloués au sol
« Quand je me suis préparé, je me suis dit qu’il fallait avant tout que j’arrive à cadrer et éviter le mur stéphanois. Quand on réussit ça, le ballon va très souvent au fond des filets. Dès que j’ai tiré, je l’ai tout de suite bien senti. »




derby__0005_55. Une joie à la dimension du coup de génie
« Quand je vois le ballon rentrer dans les filets des Stéphanois, je ressens énormément de joie. C’était quand même un derby et à la dernière minute ! On le voit sur les images, je cours partout après le but. Je traverse le terrain jusqu’au banc pour célébrer ça avec tous mes coéquipiers et le staff. C’était une belle communion. Un grand souvenir pour moi. »



derby__0003_66. L’hommage de Greg Coupet à son sauveur
Grégory Coupet : « Cette égalisation, j’en rêvais. Karim m’a enlevé une énorme épine du pied. Je ne le remercierai jamais assez. Je voulais aller échanger mon maillot avec lui. Son but est fabuleux. C’est comme s’il avait éteint le stade. Pour tout jeune, et Lyonnais, comme Karim, ça doit être une sensation extraordinaire.»



Sur le même thème
X
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer
des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. En savoir plus et gérer ces paramètres.
J'accepte