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Sonny Anderson dans Tribune OL : « Du 50-50 sur le papier mais à 100% derrière l’OL »

Publié le 14 février 2018 à 09:24:00
Sonny Anderson, le consultant vedette de beIN Sports et ancien joueur des deux clubs - OL de 1999 à 2003 et Villarreal de 2003 à 2004 - est le témoin parfait pour lancer cette affiche des 1/16 de finale de l’Europa League.

Comment vous sentez-vous dans ce costume de consultant à beIN Sports ?

« Pour être sincère, je me voyais plutôt devenir entraîneur à l’issue de ma carrière. J’avais passé quasiment tous les diplômes et fait 4 ans à l’OL en m’occupant des attaquants. L’aventure avec BeIN s’est finalement présentée il y a 6 ans. Cela m’a permis de suivre les plus belles compétitions. J’aime être dans l’analyse, apporter mon expérience. Je ne vous cache pas que j’espère bien retrouver le terrain un jour.

Comment le consultant et surtout l’ancien joueur des deux clubs aborde cette affiche ?

Je l’attendais depuis un moment. Je continue de suivre de près ces deux équipes qui ont le même profil. Elles aiment avoir le ballon et sont adeptes du beau jeu. Je m’attends à un grand match avec un duel serré et du spectacle. Elles ont les moyens d’aller au bout même si la compétition est particulièrement relevée. Tous la jouent à fond car elle offre un accessit pour la Champions League. L’an passé, Mourinho disait ne pas vouloir la jouer et au final, Manchester l’a gagnée !

Quel est votre regard sur cet OL qui a beaucoup changé cette saison ?

Après le départ d'Alex Lacazette, il fallait que l’équipe retrouve ses marques en attaque. Il y a de très bons joueurs qui sont arrivés et qui forment un joli collectif. Le mérite en revient au staff de Bruno Genesio. Je suis bluffé par Nabil Fekir. Personne ne l’attendait dans ce rôle de capitaine. Ce qu’il réalise est magnifique. Mariano ? Il a une grosse marge de progression. J’aime sa faim de marquer, sa façon d’harceler les défenses. Il doit continuer à s’améliorer dans le jeu car en Espagne, il a grandi dans un football où les attaquants ne sont valorisés que par le nombre de buts. Il a fait déjà d’énormes progrès et a été capable de se révéler dans un registre plus collectif. Il va être évidemment attendu contre Villarreal. Toute l’Espagne va le voir à l’œuvre mais je ne pense pas que cela lui mette de pression supplémentaire. Il sait qu’il va avoir des occasions et il devra garder son sang-froid pour les mettre au fond.

Quel souvenir gardez-vous de votre passage à Villarreal ?

Je ne suis resté qu’une saison mais je me suis éclaté (24 buts en 59 matchs). Pourtant, certains me disaient fini. J’ai rencontré un super coach, Manuel Pellegrini, et un grand président, Fernando Roig Alfonso qui est toujours en place. C’est le club d’une petite ville de 50 000 habitants où la pression est beaucoup moins forte. Cela n’empêche pas le stade d’être toujours plein et son équipe de continuer à viser chaque année le top 5 de la Liga. Comme à l’OL, il y a une forme de stabilité. C’est pour ça, que c’est du 50-50 sur le papier, même si je suis à 100% derrière l’OL. Je suis attaché pour toujours à ce club et à cette ville. Je rêve d’une finale européenne, qui plus est cette année à domicile ».



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