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Départ de Joël Bats : Bonne route « poulet » !

Publié le 21 décembre 2017 à 12:30:00
Coach des gardiens depuis 2000, Joël Bats quitte l’OL durant cette trêve pour une nouvelle aventure sur le continent américain. Il a vécu cette semaine ses derniers moments avec en point d'orgue ses adieux au Groupama Stadium. Un grand Monsieur s’en va.

Joël Bats a tout simplement donné au poste d’entraîneur des gardiens ses lettres de noblesse. Arrivé en 2000, il a tout connu des années fastes de l’OL avec des trophées en pagaille. « Jo », c’est le souvenir de joies intenses, de déceptions tout aussi grandes et de quelques instants ancrés pour toujours dans l’histoire du club, à l’image de ses accolades « amoureuses » avec ses gardiens.

Car s’il y a bien une chose qui caractérise le personnage qu’est Joël Bats, c’est ce côté protecteur qu’il a toujours eu envers ses gardiens. De Grégory Coupet à Anthony Lopes en passant par Rémy Vercoutre ou Hugo Lloris, tous les portiers passés sous son aile gardent en tête l’image d’un être entier et dévoué, avec le cœur sur la main. Une personne qui s’ouvre à ses joueurs autant qu’elle se ferme aux médias, un homme de l’ombre qui a permis à ses poulains d’entrer dans la lumière et qui cache derrière son côté réservé un cœur grand comme ça. Joël Bats, cet homme profondément attachant, est un monument au club. De son empreinte de géant, il laissera une trace indélébile. Et un grand vide au sein de la famille OL.

C'est surtout une incroyable aventure humaine qui va se terminer. J’ai le souvenir de tous les staffs avec qui j’ai travaillé. Les retrouver tous les matins dans le vestiaire, travailler en groupe, ensemble, c’est ça que je retiens avant tout. Plus que les titres ? Je pense que s’il n’y avait pas eu une aventure humaine aussi solide, il n’y en aurait pas eu. J’ai bénéficié d’une génération incroyable et de l’élan d’un club. L’OL n’a pas arrêté de grandir, les joueurs ont grandi avec et moi aussi, j’ai grandi avec eux. J’ai eu de la chance d’avoir travaillé avec des gardiens qui ont réussi. J’ai accompagné plein de gardiens. Ma fierté est aussi d’avoir réussi de faire d’eux une équipe dans l’équipe, d’avoir une super ambiance de travail. C’est ça mon quotidien, côtoyer des personnes extraordinaires et qui comptent. J’avais toujours le même bonheur d’arriver le matin. C’est une aventure humaine avant tout le reste. 17 années de passion, de travail et beaucoup de travail. Les gens ne s’en rendent pas forcément compte. Mais je dis souvent que la rigueur n’empêche pas la bonne humeur.


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« C’est un peu particulier puisqu’il était ma référence quand j’étais jeune. C’est d’ailleurs la seule personne à qui j’ai demandé un autographe. Coach des gardiens est un rôle à part. Grâce à sa sensibilité et son expérience, il a réussi à valoriser le métier de gardiens. Il y avait beaucoup de paroles et de sentiments partagés. C’est ce qui rendait ces moments assez fantastiques. C’est vrai que le personnage est têtu mais il a raison de l’être. Il y a aussi de la folie en lui. Il cache bien son jeu mais c’est un fou. C’est un homme au grand cœur. Il l’a démontré dans sa relation avec nous ou lors de ses engagements associatifs, notamment avec Huntington Avenir ».

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 « Son nom est à jamais collé à l’OL. Il a fait de ce poste de gardien quelque chose d’à part ici. Le gardien est devenu un gladiateur. Ça me chamboule un peu. J’aime beaucoup l’homme, avant tout. Pour bosser, il faut le comprendre, s’imprégner du personnage qui est hors normes. Il a de l’affection et de l’amour pour ses gardiens. Il les défend bec et ongles jusqu’à la mort. On ne touche pas un de leur poil sinon vous vous frottez à lui. On a envie de se transcender pour lui car il vit les matchs à travers nous. On a pleuré plusieurs fois dans les bras l’un de l’autre. Je l’aime de tout mon cœur. Jo est un art de vivre. Il était de bons conseils pour tout, dans mon quotidien d’homme, de père, de mari. Je ne l’oublierai jamais. »

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« Je perds plus qu’un entraîneur des gardiens. C’était mon papa au sein du club. Il est toujours là en train de nous couver, à prendre notre défense, nous protéger. J’ai appris énormément de choses à ses côtés. Il m’a beaucoup apporté dans ma vie de tous les jours. Poulet ? C’est depuis le début (rire). Il est comme ça. C’est sa marque de fabrique. C’est un personnage incroyable. Je me dis que j’ai eu l’honneur de pouvoir le connaître, de pouvoir travailler avec lui. C’est une personne très attachante. Il n’y a pas de mot pour le décrire, c’est tellement fort ce qu’il peut dégager. Je le remercie de m’avoir fait grandir. »







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