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Antho Lopes dans Tribune OL : « Montrer qu'on est au-dessus de Marseille »

Publié le 17 décembre 2017 à 06:00:00
Anthony Lopes va vivre cet Olympico au sommet comme personne d’autre. Celui qui aime tant ces grandes affiches, qui bouillonne à l’approche et durant ces rendez-vous, aura deux sources de motivation supplémentaires. Le gardien lyonnais veut se surpasser pour fêter comme il se doit les 30 ans de son groupe de supporters, les Bad Gones, et le dernier match à la maison de son « papa au club », Joël Bats.

Antho, comment juges-tu la forme de l’équipe ces dernières semaines ?

« Elle est plutôt bonne. On a fait une très belle série avant le faux-pas contre Lille. On a su bien réagir à Caen puis ça a été un peu plus difficile face à l’Atalanta, où on est tombés sur une belle équipe italienne. Le bilan est plutôt bon depuis quelques semaines mais il faut continuer à progresser car au haut-niveau, la moindre erreur se paie cash. Mon bilan sur le plan personnel ? Je dirais normal, normal plus (sourire). Je ne suis pas la meilleure personne pour parler de mes performances.

Tu es capitaine en l’absence de Nabil Fekir depuis le début de saison. Comment te sens-tu avec le brassard ?

Ça représente énormément de choses pour moi. Ce sont des moments très forts quand je récupère le brassard de capitaine. Il y a beaucoup de très grands joueurs qui l’ont porté avant moi au fil de l’histoire du club. C’est une fierté de représenter les couleurs de son club formateur et en plus de porter ce brassard de temps en temps.

Quel regard portes-tu sur cette équipe de Marseille ?

Ils ont des objectifs élevés. L’OM se doit de jouer les compétitions européennes chaque année. Ils font un très bon début de saison, on a le même nombre de points. Ce sera à nous de monter qu’on est plus forts, surtout à domicile où on sait que c’est un peu plus compliqué pour nous. On se doit de prendre les trois points pour continuer sur notre dynamique en L1 et faire une belle fête pour les 30 ans des Bad Gones. On est l’OL, on doit être au-dessus de Marseille. C’est un Olympico, on connaît la rivalité autour de ces matchs.

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Est-ce un premier tournant dans la saison en L1 ?

Je pense que c’est encore trop tôt dans la saison. Après ce match, il restera encore toute la phase retour. Ce sera un bon virage à négocier, ça peut être une belle opération si on prend les trois points mais ce n’est pas encore un tournant. Ça peut en tout cas nous lancer vers de belles choses jusqu’à la fin du championnat.

Ce match face à l’OM sera l’occasion de fêter les 30 ans des Bad Gones avec qui tu entretiens des relations très proches. Qu’est-ce que tu peux nous dire sur cet événement ?

Je suis en relation quotidienne avec eux. Ça fait déjà beaucoup d’années que j’évolue dans le groupe pro de l’OL. C’est important d’entretenir un lien régulier avec les dirigeants des Bad Gones. J’ai un très bon rapport avec eux. J’ai du respect pour les supporters des Bad Gones et pour tous les autres. On a besoin d’eux pour y arriver. Quand on met les pieds dans ce stade et qu’il est plein, bruyant, ça nous transcende. Les Bad Gones jouent parfaitement leur rôle de 12ème homme. C’est un booster pour nous. Jouer dans une ambiance où on ne s’entend même pas parler, c’est magique. On l’a vécu énormément de fois. On espère que ça sera de même contre l’OM. Il y aura une belle fête et quelques surprises aussi.

Double événement puisque ce sera le dernier match de Joël Bats à domicile… Comment as-tu accueilli l’annonce de son départ à la fin de cette année 2017 ?

J’ai mis un peu temps à réaliser. J’étais en sélection quand je l’ai appris. Je l’ai eu au téléphone et on en a parlé très longuement, sans trop rentrer dans les détails puis on en a rediscuté lorsqu’il est venu me chercher après le dernier match de sélection. Il m’a expliqué les raisons de son départ. C’est difficile pour moi, encore aujourd’hui. Je lui dois énormément. C’est lui qui m’a emmené au niveau international. Il a été là dans les bons et les mauvais moments. Il m’a tout le temps soutenu. Je n’en serais pas là sans lui. Il m’a beaucoup apporté dans ma vie d’homme. Il me le dit tous les jours : « Ce n’est pas parce que je serai plus là poulet qu’on ne sera pas ensemble. On reste en contact régulièrement et si tu as un petit coup de blues, mon téléphone sera toujours près de moi pour toi ».

Comment vas-tu vivre ces derniers échauffements avec Jo ?

Ça m’avait déjà fait bizarre lors du dernier match au Groupama Stadium. J’avais eu un petit pincement au cœur. Il mérite une très grande sortie pour tout ce qu’il a fait pour ses gardiens et les joueurs. On lui doit énormément de choses. On va savourer. Ce sera nos derniers moments ensemble à la maison. Je sais que les supporters lui prévoient encore un très bel hommage. Il y aura toujours ce pincement au cœur. On devra tous, et moi en particulier, se surpasser pour le remercier. Il y a beaucoup d’émotions quand j’imagine ce moment. »



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