Masculins / OL - Troyes

« On ne s’attendait pas du tout à ça… »

Publié le 08 janvier 2016 à 16:30:00
Lossemy Karaboué vit une saison très compliquée avec sa nouvelle équipe de Troyes. Il ne cache cependant pas son bonheur de retrouver l’élite après deux ans passés à l’étage inférieur. Et, en tant que joueur formé à l’OL, son grand plaisir de participer au match d’inauguration du Parc OL.

Quel regard portez-vous sur le début de saison de l’ESTAC ?
« C’est très compliqué sur le plan comptable. On ne s’attendait pas du tout à ça après notre saison en L2. On savait que ça allait être difficile, mais pas autant. On n’a pas gagné un match. C’est vraiment très dur comme situation. Mais on n’est qu’à la moitié de la saison ».

Qu’est-ce que le changement d’entraîneur a apporté ?
« C’est encore trop tôt pour dire quoique ce soit. Jean-Marc Furlan était là depuis longtemps. Le nouvel entraîneur (Claude Robin) est arrivé avec beaucoup d’humilité. Il connaît très bien le club. On n’a pas encore perdu avec lui, on a fait des matchs nuls. Ce changement a permis à certains joueurs de se libérer. C’est donc plutôt positif pour le moment ».

Quel est l’état d’esprit du groupe au moment d’entamer la seconde partie de saison ?
« On s’est dit qu’il fallait absolument oublier notre début de saison, passer à autre chose comme si on démarrait une nouvelle année. Il faut vraiment repartir de zéro, sur de nouvelles bases. On n’a plus rien à perdre maintenant. Il faut aussi qu’on prenne plus de plaisir sur le terrain. On n’en a pas pris jusqu’à maintenant. Le plaisir doit être le maître mot de cette fin de saison. Il y encore un peu d’espoir. Tant que ce n’est pas fini mathématiquement, on va croire au maintien et on va s’accrocher, même si on sait que la situation reste très compliquée ».

Quel bilan faites-vous de vos performances personnelles cette saison ?
« C’est un peu mitigé. Il y a eu des hauts et des bas. Je n’ai pas beaucoup joué à mon vrai poste depuis  le début de saison à cause notamment des nombreux pépins physiques dans le groupe. J’ai été traîné de droite à gauche donc c’est difficile d’enchaîner les performances. Mais je suis content d’avoir pas mal de temps de jeu. C’était mon objectif. Maintenant, je veux enchaîner les matchs à mon poste ».

Etait-ce important pour vous de retrouver le plus haut-niveau le plus vite possible ?
« C’était primordial pour moi de retrouver la Ligue 1 après deux saisons à l’étage inférieur avec Nancy (Ligue 2). Je voulais avoir du temps de jeu au plus haut-niveau, enchaîner puisque j’avais connu des périodes compliquées avec pas mal de blessures. C’était important de retrouver la compétition, le rythme. J’ai beaucoup travaillé pour ça. Ça a payé. Je veux désormais rester à ce niveau ».

Est-ce une déception de ne pas avoir eu une aventure au haut-niveau avec l’OL, votre club formateur ?
« C’est évident que j’aurais aimé porter le maillot de l’OL avec le groupe professionnel. Mais ça ne s’est malheureusement pas fait. C’est une déception. C’est le rêve ultime de jouer pour son club formateur et signer un contrat professionnel. J’ai joué avec Alexandre Lacazette ou Maxime Gonalons. Je n’ai pas eu le même destin qu’eux. Je n’ai pas de regret mais il y a forcément un peu de déception. Je suis passé à côté de quelque chose. Je garde de très bons souvenirs de l’OL notamment avec le groupe CFA ».

Est-ce que ce premier match dans le nouveau stade de l’OL sera un moment particulier aussi pour vous ?
« Oui, ça sera particulier. Ca va me faire bizarre de me dire que l’OL joue désormais dans un autre stade que Gerland, de les voir ailleurs. J’ai pas mal de souvenirs dans ce stade même si je n’y ai jamais joué. Gerland m’évoque des souvenirs avec la réserve pro, les matchs de Coupe d’Europe. J’ai encore l’entourage qui habite à Lyon. Ça sera un moment bizarre pour moi aussi ».

C’est évident que j’aurais aimé porter le maillot de l’OL avec le groupe professionnel. Mais ça ne s’est malheureusement pas fait. C’est une déception. C’est le rêve ultime de jouer pour son club formateur et signer un contrat professionnel

Ce contexte, un avantage ou un inconvénient pour l’ESTAC ?
« Je ne sais pas si ça peut avoir une influence sur le match. Ça peut basculer dans un sens ou dans l’autre, tout dépend de la physionomie du match. Les joueurs lyonnais vont peut-être être transformés, boostés par le fait de jouer dans un tel stade, leur nouvelle maison. Ou au contraire, ça peut vite devenir compliqué pour eux. C’est du 50-50 ».

Quel regard portez-vous sur la première partie de saison de l’OL ?
« Sans parler du parcours compliqué en Ligue des Champions, ce n’est pas catastrophique. Il n’y a rien de fait encore. Ils sont toujours au contact au classement en championnat. Il n’y pas beaucoup d’écart avec les deuxièmes et troisièmes. Il y a eu pas mal de changements durant l’été. Il y a surtout cette grave blessure de Nabil Fekir qui change la saison. Cette absence a beaucoup pesé. Les recrues ont eu un peu de mal à s’adapter au jeu lyonnais. L’OL aurait pu mieux faire mais je suis persuadé qu’il va réaliser une grosse seconde partie de saison. Je ne me fais pas de soucis pour eux ».

Avez-vous côtoyé Bruno Genesio ?
« Oui, un petit peu quand j’étais au centre de formation. J’avais fait quelques entraînements avec le groupe professionnel à l’époque. J’avais eu l’occasion d’échanger un peu avec lui. C’est un bon choix je pense. Il est très proche des joueurs et il a beaucoup de qualités. Il connaît parfaitement l’OL, c’est un atout »

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