Masculins / OL - Angers SCO

« Toujours un devoir de résultat »

Publié le 05 décembre 2015 à 14:00:00
Le capitaine Maxime Gonalons est revenu sur le match nul à Nantes, la période délicate du groupe…Il évoque aussi son Gerland, les anciens du club… et l’importance du match face au SCO Angers…

265 matches dans son club de toujours à 26 ans. Depuis la saison 2009-10, il enchaîne les matches et a pris de plus en plus d’importance avec en prime le brassard de capitaine. Maxime emploie souvent les mots respect, obligation, devoir… des valeurs ancrées en lui depuis son enfance.

Que retires-tu de ce match nul à Nantes ?
« C’est un mélange. On est soulagés et rassurés. On s’est plus rassurés après nos défaites, nos prestations. On avait pris trop de buts. On a voulu avant tout se retrouver défensivement, mettre un terme à nos manquements défensifs. Du coup, offensivement on s’est bridés. C’était important de  prendre un point mais on ne peut pas se satisfaire de ce que l’on a fait. A l’OL, on a un devoir de résultat. A Nantes, il y a des joueurs qui n’avaient pas beaucoup de temps de jeu et qui en ont profité pour se montrer. Cela amène de la concurrence. C’est positif, cela oblige tous les joueurs à rester en éveil ».

Les problèmes du moment ?
« Cela arrive dans une saison. Evidemment on n’aime pas ces périodes. Personnellement, j’aime d’abord le terrain, le jeu. Pour ce qui sort du vestiaire, cela me dérange. On doit rester unis et ne pas mettre en péril l’équipe. Je ne comprends pas que cela puisse se passer ainsi. C’est grave… »

Est-ce-que il y a de l’inquiétude ?
« On peut toujours avoir un tel sentiment. Mais il faut être capable de surmonter ces moments. C’est d’ailleurs dans ces situations que l’on voit la vraie personnalité des gens. On se redressera ensemble ».

La confiance dans ce groupe est-elle toujours au rendez-vous ?
« Il faut y croire malgré les difficultés. Il faut laisser du temps même si c’est difficile d’en avoir… On fait un sport tellement magnifique que l’on n’a pas le droit de décevoir les gens »

Comment tu analyses tes derniers matches ?
« Cela aurait été mieux si j’avais été fixé à un poste. J’ai dépanné en défense centrale avec une défense qui a bougé. Cela n’a pas toujours été évident avec évidemment de grosses difficultés face à Montpellier. C’est dommage, mais j’apprends toujours. Cela confirme qu’il faut te remettre en question en permanence pour avancer.»

Au moment de quitter Gerland, que dirais-tu de ce stade ?
« Pour moi, c’est presque tout. J’ai commencé à venir au stade à l’âge de 7 ans, en tribune avec mon papa, des amis. Puis à 11 ans, j’étais sur la pelouse les soirs de match de Ligue des Champions à secouer le drapeau. Plus tard, j’ai été ramasseur de balle… et depuis quelques saisons, j’y joue. Gerland cela représente beaucoup pour moi. J’ai vu arriver Juninho et personne n’imaginait ce qu’il allait faire avec l’OL, l’histoire qu’il allait écrire. Après plus que le stade de Gerland, c’est d’abord le quartier. J’ai habité avenue Jean-Jaurès près du métro. J’ai passé toutes mes années de formation au Centre… »

Comment tu imagines ce rendez-vous face au SCO Angers ?
« En premier lieu, samedi, le plus important c’est le match. La fête sera belle si l’équipe fait le nécessaire sur la pelouse et s’impose. Attention à Angers, une belle équipe, surprenante. Pour l’événement lié à ce dernier match de championnat, je ne ressens pas encore les choses. Je pense que ce sera plus fort face à Tours, parce que là ce sera vraiment la fin. Il y aura ce sentiment de fin en sachant par ailleurs que le club va entrer dans une autre dimension »

Revoir de nombreux anciens joueurs ?
« C’est effectivement l’occasion de revoir certains joueurs qui ont fait l’histoire du club et de pouvoir discuter avec eux. C’est bien qu’ils soient là. C’est une marque de reconnaissance. Ils ont fait avancer le club. Chaque époque a compté. C’est aussi pour cela que l’on n’a pas le droit de décevoir. Même si je n’ai plus le regard d’enfant que j’avais vis-à-vis d’eux, j’ai toujours énormément de respect. Quand je pense à ceux qui ont participé à l’aventure des 7 titres, je me dis que c’est incroyable. Le respect ? Mes parents m’ont inculqué cette valeur. Elle est super importante ».

Porter le brassard dans de tels moments ?
«C’est une fierté d’être le dernier capitaine de l’OL à Gerland, d’être le premier au Grand Stade. Mais je ne me prends pas la tête avec cela. Un rôle que j’ai appris au fil du temps et qui n’est pas toujours évident quand cela va moins bien ».

Fais-tu toujours des heures supplémentaires en dehors de Tola Vologe ?
« Je suis un perfectionniste. Je continue donc en accord avec le club. Quand tu enchaînes les matches c’est plus difficile. De le faire m’a fait avancer en travaillant des petits détails. L’équipe de France ? Il y a une concurrence très forte et je sais que je pars de très loin. Mais je veux tout donner pour ne rien regretter. Dans la vie je me dis que si tu donnes tout, tu peux recevoir. Cette façon d’agir vient de mon éducation, de ce que j’ai vécu… Je n’ai pas envie de changer dans ce domaine».

Sur le même thème
X
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer
des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. En savoir plus et gérer ces paramètres.
J'accepte