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« Les Lyonnais voudront briller »

Publié le 05 décembre 2015 à 08:00:00
Ludovic Butelle n’aura connu que deux fois le stade de Gerland. Le gardien d’Angers n’a pas eu une carrière des plus calmes avec notamment une grave blessure à la rate. Ce qui lui permet de savourer plus que n’importe qui le début de saison tonitruant de son équipe.

Parlez-nous de ce début de saison incroyable d’Angers…
« C’est un bon début de saison. On s’est mis au niveau de la Ligue 1 tout de suite avec de bons résultats d’entrée. On a engrangé beaucoup de confiance, notamment avec cette victoire à Montpellier. Ce succès nous a fait beaucoup de bien. Ça nous a mis sur de bons rails. Il faut continuer à travailler. On su créer une relation entre nous car il y avait beaucoup de nouveaux joueurs. Les bons résultats ont permis d’accélérer ce processus. On dégage une grande solidarité, un état d’esprit. Il faut être conscient que notre force c’est le collectif. Aucun joueur ne doit être mis en avant. Le plus important, c’est l’équipe. Toutes les performances passent par là. On est une équipe difficile à manœuvrer. On a un bloc compact où tout le monde fait des efforts. Le collectif doit toujours être mis en avant. Le groupe a encore une marge de progression. On veut continuer le chemin.

Est-ce que les ambitions ont changé ?
Ce qu’on veut, c’est le maintien. On n’a que 27 points. Il nous en manque encore pour se maintenir. On ne va pas changer de d’objectifs, ni d’ambitions. Il y a beaucoup de joueurs qui découvrent l    a Ligue 1, il ne faut pas se prendre pour des autres. Il y a encore beaucoup de points à prendre. Il faut rester en alerte, rester vigilant. Tout va très vite dans le football. On n’est pas à l’abri de blessures, de suspensions, d’une mauvaise série. Il faut savoir rester humble. Les ambitions sont claires et ont été définies depuis le début de saison. Je ne vois pas pourquoi ça changerait maintenant. Il faut atteindre la barre des 42 points. Tant que ce n’est pas fait, on ne changera rien. On est un petit club avec un petit budget.

On ne va pas changer de d’objectifs, ni d’ambitions. Il y a beaucoup de joueurs qui découvrent la Ligue 1, il ne faut pas se prendre pour des autres... et savoir rester humble

 

Est-ce que c’est difficile à gérer tout ce qui passe autour de votre équipe, est-ce qu’on y est préparés quand on est promus ?
Non, ce n’est pas dur à gérer. C’est très bien pour l’image du club, de l’équipe. C’est bien que nous soyons mis en avant. On montre que le groupe fait du bon boulot. Ça fait plaisir que notre travail soit remarqué et apprécié par les autres équipes. Face aux grosse écuries, si on prend des points, on est mis en avant. Mais on ne se dit pas que ca va être tout le temps comme ça. On a fait un beau match contre Paris. Il faut continuer et ne pas se reposer sur les louanges.

Quel regard portez-vous sur l’OL de cette saison ?
Ça va être un match très compliqué. L’OL est une équipe qui a des difficultés en ce moment mais qui reste une grosse écurie de notre championnat. C’est un bon collectif. Il y a beaucoup de joueurs qui ont de l’expérience au haut-niveau. En plus, il y aura une atmosphère particulière samedi soir.

Dernier match à Gerland… est-ce que ce contexte peut avoir une influence sur la rencontre ?
C’est un match important dans l’histoire de l’OL. Les joueurs voudront briller. Je pense que tout le monde a envie de bien terminer dans ce stade car il s’est passé tellement de belles choses à Gerland. Ça va être complet. Les supporters vont être derrière l’équipe. Les joueurs veulent offrir une belle prestation à leur public et à leur club. On est prévenus du contexte. On s’attend à un gros match des Lyonnais.

Est-ce que vous vous rappelez de votre première en Ligue 1 ?
C’était contre l’OL et à Gerland. Je me souviens... j’en avais pris quatre (rires). C’était mon premier match en Première Division . Je jouais avec Metz. Ça reste un beau souvenir de ma carrière malgré la lourde défaite. C’était tout nouveau pour moi. Ça s’est passé dans un grand stade face à une équipe qui survolait le championnat avec les Coupet, Caçapa, Anderson... C’était une équipe-phare.

Qu’est-ce que le Stade de Gerland vous évoque ?
Quand j’entends Gerland, je me dis l’OL... 7 fois champion de France de suite, un grand club formateur, un stade avec beaucoup d’ambiance, des grandes soirées de Ligue des Champions, les confrontations contre le Real Madrid. C’est un club phare en France. Il y a un président qui a beaucoup donné pour son club. C’est un grand club français. J’ai du respect et de l’admiration.

Quel a eu l’impact de votre blessure à la rate sur votre carrière ? Une autre carrière sans cela ?
C’est difficile à dire. C’est le point noir de ma carrière. Je ne sais pas où j’en serai si je n’avais pas connu cette blessure. Tout ce que je sais, c’est que je me suis beaucoup battu pour revenir à mon niveau. J’ai fait des sacrifices dans ma vie, dans ma carrière pour jouer et avoir du temps de jeu avec un passage de quelques années en L2. J’ai retrouvé une place de titulaire et surtout trouver une équipe ambitieuse avec le SCO d’Angers. Je suis monté pour ma première année. Je profite de ces moments et je veux prendre du plaisir. Mon but était de jouer en L1. J’y suis arrivé et je veux faire durer le plaisir ».  


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