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Gerland et les années 2000

Publié le 05 décembre 2015 à 10:00:00
L’enceinte de l’OL a sans aucun doute vécu ses plus belles histoires au début de ce millénaire. Des immenses joueurs ont foulé son jardin et y ont écrit de nombreuses pages, entre suprématie nationale et épopées européennes.

L’antre lyonnais devient au début du troisième millénaire le théâtre des rêves. Des rêves lyonnais qui se réalisent lors de la première décennie grâce à l’arrivée d’immenses joueurs. Sonny Anderson signe en 1999 lors d’un transfert record et dessine les grandes ambitions du club pour le basculement dans les années 2000, dans une autre dimension. D’autres le suivent dans la nouvelle cour des grands… Caçapa, Müller, Edmilson, Coupet, Carrière, M.Diarra, Essien, Réveillère, Malouda, Tiago, Cris, Abidal, Benzema, Lisandro et bien sûr le roi Juninho. L’assurance de rafler des titres en pagaille, de perpétuer une nouvelle suprématie.

Gerland s’était alors habitué à voir son équipe tout renverser sur son passage, à l’image du derby remporté à la dernière minute grâce à la tête rageuse de Delmotte ou contre Monaco avec le même scénario à couper le souffle. Des succès qui permettent d’intensifier la pression sur un leader nantais qui ne craque finalement pas. Mais l’histoire est déjà bel et bien en marche avec comme avant-goût le premier match en Ligue des Champions contre Heereven gagné 3 à 1 et le sacre en Coupe de la Ligue. Tout le peuple de Gerland avait alors fait le déplacement au Stade de France.

C’est dans l’antre lyonnais que l’histoire de l’OL s’accélère. Le 4 mai 2002, l’équipe de Santini, l’entraîneur des premiers sacres, et de Juninho, glane son premier titre de champion en s’imposant 3 à 1 lors d’une « finale » contre Lens et d’une soirée de liesse à jamais dans la mémoire des supporters repartis avec des bouts de pelouse et de filets. Les fins de saison rimeront avec fête à Gerland jusqu’à 2008. On se souvient plus particulièrement de 2003 avec le dernier match d’Anderson, de 2006 avec un derby gagné 4 à 0 par des champions peinturés aux couleurs du club et de 2008 avec un doublé historique.

Il n’y a pas que sur la scène nationale que l’enceinte lyonnaise a vibré. Les joutes européennes s’y sont invitées avec des partitions majuscules en Ligues des Champions, comme les deux victoires 3 à 0 contre les galactiques du Real, la démonstration 7 à 2 contre Brême. Mais aussi de cruelles désillusions avec les éliminations contre Porto en quart en 2004, la Roma en huitièmes en 2007 ou le Bayern en demies en 2010.

Et puis il y a ces moments particuliers, inclassables. Le dernier match de Juninho contre Caen en 2009 avec un 100ème but comme ultime cadeau, le 5 à 5 d’anthologie contre l’OM, le 4-4 dans la même veine contre Paris en 2012, les ovations pour les dernières de Lisandro et Réveillère en 2013, l’exploit contre l’ogre parisien en 2014, la venue de la Juve en Ligue Europa ou le festival pour le dernier derby à Gerland font partie des moments forts. Dans un registre plus douloureux, le drame de Foé en Coupe des Confédérations et l’hommage poignant rendu aux supporters morts sur la route par un stade vêtu de noir, sans lumière, sans bruit font aussi partie de l’histoire de Gerland. Gravés pour l’éternité.

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