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«Gerland, c’était mon jardin…»

Publié le 05 décembre 2015 à 09:13:00
Fleury Di Nallo, enfant du quartier de Gerland, est devenu ensuite le Petit Prince du Stade… Il n’a rien oublié de ce qu’il a vécu dans l’enceinte lyonnaise lui qui en est notamment le meilleur buteur…

Bien sûr, ils sont nombreux les joueurs lyonnais entrés dans la légende du Stade. Les anciens penseront à Lerond, Chiesa, Lacombe, Domenech, Rambert, Chauveau… les plus jeunes à Anderson, Juninho, Coupet, Cris, Govou… Mais un seul a le nom du quartier, du stade accolé à son surnom. Comme une évidence, il s’agit du Petit Prince de Gerland. C’était au début des années 60, le gamin n’avait pas encore 20 ans et exprimait déjà son talent.  Il semblait logique de mettre « la Fleur » en avant au moment de fêter la dernière en championnat de l’OL dans son enceinte historique ; l’avant dernier match tout court de son histoire. De 1960 à 1974, Fleury a joué 494 matches avec l’OL, marqué 222 buts (dont 123 à Gerland), remporté 3 coupes de France. N’oublions qu’il est resté quasiment une saison sans jouer en raison d’une fracture de la jambe.

C’était mon jardin. C’était à 200 mètres d’où j’habitais. Je suis né dans ce quartier. A 8 ans, j’allais voir l’OL. Il fallait que je trouve quelqu’un pour entrer au stade.

D’où te vient ce surnom du Petit Prince ?
«C’est le journaliste de l’Equipe et de France Football, Jean-Philippe Réthacker qui m’avait appelé comme cela après un match en 61-62. C’est vrai que j’étais petit… C’est une fierté. Il y aura un jour un Petit Prince au Stade des Lumières… »

Parle-nous de Gerland ?
« C’était mon jardin. C’était à 200 mètres d’où j’habitais. Je suis né dans ce quartier. A 8 ans, j’allais voir l’OL. Il fallait que je trouve quelqu’un pour entrer au stade. Ensuite, je me mettais toujours accoudé aux barrières situées derrière les buts ; toujours où tirait l’OL. Je changeais à la mi-temps. Et après le match, avec les copains, on allait jouer dans ma cour. Je répétais à mon maître d’école qu’un jour, je serais footballeur professionnel. Lui, il me disait que ce n’était pas un métier. Je suis allé le revoir quand je le suis devenu… J’avais toujours la même place dans le vestiaire, je me plaçais systématiquement en face de la porte. Quand je viens au stade pour regarder les matches, j’aime bien être en tribune de presse. Tu es bien placé. Je ne parle presque pas. Je regarde… Avec Bernard (Lacombe), on allait souvent voir la pelouse pendant la semaine… Et puis j’ai aussi connu le banc à Gerland quand j’étais directeur sportif. Les entraîneurs étaient Destrumelle, Kovacevic. Ce n’était pas les mêmes sièges que de nos jours. C’était un banc avec 5 places… ».

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