Masculins / Derby

Il a fini dans un derby à Gerland…

Publié le 06 novembre 2015 à 09:00:00
Raymond Domenech a disputé son dernier match sous le maillot lyonnais le 9 septembre 1977, dans un contexte un peu particulier. Un joli clin d’œil pour celui qui a tant marqué l’histoire des derbies.

Celui qui a été élevé au derby depuis sa tendre enfance ne pouvait rêver meilleure sortie. Arrivé en 1960 dans le club de la ville qui l’a vu naître, Raymond Domenech quitte le cocon lyonnais et l’OL 17 ans plus tard dans un derby contre Saint-Etienne. L’ironie d’une histoire musclée entre le Gone et les Verts.

C’est à l’âge de 8 ans que Raymond Domenech signe sa première licence dans un club de football. Et c’est à l’Olympique Lyonnais qu’il le fait. Il découvre alors la culture du derby et s’en imprègne très vite. Doté de belles qualités physiques, l’attaquant devenu petit à petit défenseur grimpe les échelons de la formation, jusqu’à jouer deux finales de Coupe Gambardella, les deux contre le rival régional. La première en 1970 est remportée par l’ASSE aux tirs au but, avant que les coéquipiers des deux frères Domenech ne prennent leur revanche l’année suivante avec un succès 2 buts à 1.


Intégré dans le groupe professionnel à tout juste 18 ans, le solide défenseur démontre aussi toutes ses qualités au plus haut-niveau. Ces performances font rapidement de lui un titulaire à l’OL et lui permettent de disputer pas moins de 15 derbies sur ses 7 saisons complètes et la huitième débutée entre Rhône et Saône. Des derbies qu’il a grandement animés par ses interventions rugueuses, ses phrases croustillantes mais aussi par son talent de défenseur. Son 8ème derby à Gerland, le 9 septembre 1977 qui s’est terminé par un nul 2 à 2, scelle son histoire avec l’OL. Du moins en tant que joueur. En 1988, Raymond Domenech devient entraîneur à Lyon et dirige 8 derbies, dont 4 à Gerland.

Ça me fait presque de la peine de me dire que c’est le dernier. J’ai commencé le derby quand j’avais 8-9 ans. J’en ai vécu aussi en tant que ramasseur de balles. J’ai vu de nombreux derbies. C’est quelque chose d’extraordinaire. Gerland était le décor. Il y a un peu de nostalgie. J’ai vu le stade, les équipes se transformer. C’est 40 ans de football et d’histoire…

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