Masculins / Mois de décembre

Un arrêt, un but, une image

Publié le 23 décembre 2014 à 09:00:00
Les Lyonnais ont terminé 2014 en boulet de canon avec beaucoup de succès, des festivals offensifs, le tout couronné par une place méritée de dauphin à mi-parcours. Seule erreur de parcours, l’élimination aux tirs au but en Coupe de la Ligue.

Un arrêt

Il se transcende un peu plus à chaque fois qu’il affronte les joueurs de la Principauté. Déjà l’auteur d’une prestation royale lors de la réception de Monaco en championnat, Anthony Lopes a remis ça dernièrement en Coupe de la Ligue. Si le scénario incertain des tirs au but n’avait pas penché du mauvais côté, il aurait été assurément le grand homme de la partie.

Le portier lyonnais ne s’est tout d’abord pas laissé prendre à contre-pied sur une frappe à 15 mètres d’Oscampos. L’ailier monégasque avait pourtant tout fait pour feinter le tir croisé. Imperturbable, Antho le restera sur deux coups de pied arrêté, sur deux penalties. Le premier au début du temps additionnel. Lopes dégoûte d’abord Carrasco, lui qui se voyait déjà ouvrir le score, en se détendant magnifiquement pour détourner le tir puissant. Il se relève aussi vite qu’il s’était couché pour plonger dans les pieds de Silva. Lors de la séance de tirs au but, le gardien olympien s’imposera aussi devant Toulalan avec le même éclat.


Un but

Il a tiré les trois coups de canon du feu d’artifice lyonnais. Alexandre Lacazette n’a pas fait dans la finesse durant le mois de décembre pour parachever une belle année 2014. De la dynamite dans le pied droit, l’artificier lyonnais a transpercé les filets et les portiers adverses.

Il y a eu d’abord ce premier missile à Evian sur un corner après un contrôle plat du pied suivi de la lourde demi-volée du coup de pied sous la barre. Cet enchaînement à grande vitesse avait beaucoup plu. Alex a donc eu la bonne idée de faire le remake quelques jours plus tard contre Caen. Une copie conforme avec une difficulté en plus dans la réalisation, la volée précédée d'un contrôle poitrine. Le troisième est dans un autre registre. L’attaquant lyonnais, mis en orbite par l’extérieur du pied de Fekir, fusille le gardien bordelais à un peu moins de 20 mètres de la cible. Un sans-faute…


Une image

Ses anciens coéquipiers ont su le mettre en valeur pour son retour à la maison. Le scénario du match a fait que les projecteurs étaient inévitablement le plus souvent braqués sur Rémy Vercoutre et sa surface de réparation. Malgré les trois buts encaissés, celui qui est resté plus de dix ans entre Rhône et Saône n’a pas manqué ses retrouvailles avec Gerland. Le nouveau gardien de Caen, tout le temps abandonné par sa défense, a été héroïque avec des parades de très grande classe pour faire face, seul, à l’armada lyonnaise et éviter une addition beaucoup plus amère. Lors de cette soirée, Rémy aura eu le droit à une ovation et à un tour d’honneur dans son ancien jardin…amplement mérité, simplement émouvant.

Sur le même thème
X
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer
des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. En savoir plus et gérer ces paramètres.
J'accepte