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Publié le 16 décembre 2014 à 18:00:00
Épisode 12. Kilian Pagliuca passe tous les jours des bancs de l’école aux terrains de foot. La première activité de sa longue journée l’enchante peu, la seconde est la passion de toute une vie. Le Suisse de 18 ans est cependant bien conscient que l’un ne va pas sans l’autre.

Chaque journée est un marathon depuis qu’il a quitté sa Suisse natale. Lorsqu’il est arrivé à Lyon pour rejoindre le centre de formation du club, Kilian Pagliuca a dû mettre les bouchées doubles pour allier les cours et le foot. Etre performant sur le terrain mais aussi en classe pour se greffer au plus vite au système éducatif français et ne pas perdre le fil de ses études. « Je suis arrivé en août 2012, j’avais 16 ans. Je suis allé en seconde car je venais de Suisse donc j’avais une année de retard. J’ai fait ma Seconde, ma Première et cette année je suis en Terminale avec Yoann Martelat et Elisha Owusu. Je passe le Bac à la fin de l’année. » Et pour le moment, pas un nuage à l’horizon.

Le natif de Chêne-Bougeries, dans le canton de Genève, semble avoir pleinement réussi son intégration. « Je le sens plutôt bien. J’ai à peu près 12 de moyenne donc c’est pas mal. Mais des fois c’est compliqué puisque j’ai pas mal d’absences à cause de mes stages en sélection suisse. Je dois rattraper ». Le joueur lyonnais de 18 ans n’a eu en effet d’autre choix que de se mettre dans le rythme d’une routine bien rôdée. Bien chargée aussi entre l’école et le foot. « Tous les jours de la semaine, j’ai cours de 8h à 16h. Après les cours, il y a une navette qui vient me chercher à l’école pour m’emmener à Tola Vologe. Je m’entraîne à peu près 1h30. Ensuite, le plus souvent, je mange à la cantine du club. Puis, je rentre chez moi. J’ai un appartement, je ne vis plus au centre de formation. »

Le football ne représente donc qu’une petite partie de sa journée. Le ballon rond ne cesse pourtant d’occuper sa tête, son esprit. Lorsqu’il est en cours, il n’attend qu’une seule chose : chausser les crampons. Mais il n’oublie jamais que les études sont importantes, qu’elles sont indissociables d’une réussite sportive. « C’est dur aussi parfois, car la motivation n’est pas trop là. L’école ça ne me plait pas trop. Mais il faut avoir le baccalauréat. C’est important puisqu’on ne sait pas de quoi l’avenir sera fait. » Kilian garde aussi en tête que le club surveille tout. Ce dernier serait averti du moindre écart. « Le club est attentif à nos résultats en cours. Patrick Berthet, le responsable des études, contrôle tout le temps. Le club est tout de suite au courant si on a des mauvais résultats ou si on est absents. »

Quand on lui demande ce qu’il aurait pu faire si le football ne rythmait pas sa vie comme c’est le cas aujourd’hui, sa réponse est pour le moins tranchée. « J’ai toujours aimé le sport. Je ne me vois pas faire autre chose. J’aurai aussi voulu faire du basket puisque j’adore ce sport. Quand j’étais petit, j’aimais bien commenté les matchs. Je n’ai jamais pensé à faire quelque chose d’autre qu’un métier dans le sport. » Ne souhaitant donc pas s’engager dans un cursus universitaire ou dans des études classiques et plus longues, Kilian Pagliuca a déjà une petite idée derrière la tête. « Je ne veux pas continuer après le Bac. Je vais voir pour essayer de suivre la filière que propose le club notamment, pour passer les diplômes d’entraîneur. »

GROUPAMA et CLAIREFONTAINE partenaires officiels de l’Académie OL.
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