Masculins / OL - Reims

« Besoin de temps pour revenir… »

Publié le 03 décembre 2014 à 14:00:00
La déception après la défaite dans le derby… la volonté de rachat face à Reims… la CAN à laquelle il va participer bientôt… son état de forme… son poste de latéral… son futur… Henri Bedimo s’exprime sur ces différents sujets…

Bastia - OLLundi après-midi, l’analyse à froid ne laisse pas plus de place aux doutes que celles dans la foulée de la fin de ce derby perdu. Henri est affirmatif : « on est passés au travers. Le groupe en est conscient. Collectivement, on a fait l’inverse de ce qu’il fallait faire. Avec un peu plus de justesse, on aurait pu revenir au score, mais au final on a joué sans être dans le coup. C’est dur. Ce n’est jamais agréable de perdre un derby… Une explication ? Je pense entre autres que les équipes nous étudient et nous connaissent. On est devenu prévisible. Il faudrait trouver une variante…». Ce couac dans le derby « exige » réparation immédiate. « Face à Reims, il sera question de rachat. On voit que les équipes ont recollé derrière nous. Il reste quatre matches de championnat. Il faut faire carton plein pour terminer l’année sur le podium ; on le mérite ».

L’international camerounais n’a pas chômé ces derniers mois et ce n’est pas prêt de s’arrêter. Une première saison pleine et réussie avec l’OL, la Coupe du Monde au Brésil, un retour à Lyon, une sérieuse blessure à soigner, une qualification pour la CAN qu’il va disputer en janvier/février avant un retour en club pour la dernière ligne droite. « C’est un bonheur de disputer cette CAN avec un groupe jeune qui a tout à prouver. On veut aller le plus loin possible ; on en a les moyens. C’est excitant. Notre parcours en phase de qualification a suscité de la folie au pays. Ce n’était pas évident après la déception générée par la Coupe du Monde. La CAN, c’est la passion. Elle procure une bouffée d’air au peuple qui souffre… J’ai eu une discussion avec le sélectionneur pour savoir si j’allais repartir ou non avec la sélection. On a tout mis à plat (il avait perdu sa place de titulaire)… C’est une nouvelle aventure… »

Henri est donc revenu dans le groupe camerounais comme il l’a fait à l’OL. On se souvient de sa blessure à la cuisse en Ligue Europa face au Mlada le 7 août. Il manquera sept matches avant de retrouver ses partenaires au Parc des Princes face au PSG. «Cette blessure m’a bousillé la préparation après une compétition (Coupe du Monde) qui m’avait épuisé mentalement et physiquement. Je savais ce qui allait se passer. Je suis un diesel. J’ai besoin de temps pour retrouver une bonne dynamique. Chaque sportif a besoin d’être dans une bonne condition pour s’exprimer au mieux. C’était une blessure grave. C’est donc dur de retrouver tout son potentiel, d’être à plein régime. Cela m’a mis en colère. En enchaînant les matches, cela va revenir… »

OL - MarseilleL’ancien Héraultais n’a pas encore retrouvé toute la flamboyance et l’efficacité de son premier exercice olympien à ce poste de latéral qu’il définit ainsi : « je suis un animateur de couloir avec plusieurs zones à occuper… ». Défenseur, il l’a toujours été en pro, et donc « offensif » avec des gestes d’attaquant. « Je suis capable d’éliminer un adversaire comme un attaquant. Il y a des gestes réfléchis, mais aussi de l’instinct dans ce que je fais en essayant de varier ». C’est Henri l’imprévisible qui a distribué la saison dernière de nombreux caviars à ses partenaires (9 passes décisives). « C’était plus facile la saison dernière car il y avait de la hauteur dans la surface de réparation. Tu pouvais percuter pour aller au bout ou te mettre à distance pour centrer de loin dans la surface. Cette saison, c’est plus compliqué... et en plus nos adversaires sont de plus en plus compacts au milieu».

Le gaucher passé par le Centre de Formation du GF38 n’est pas joueur et homme à regarder loin devant. « A Lyon (en contrat jusqu’à fin 2016), je prends du plaisir avec cette obligation de résultats que je  recherchais. Le futur ? A l’OL, avec le projet du Grand Stade, il y a de l’ambition. C’est un beau challenge. Après, la projection lointaine n’a jamais été mon fort. Je fonctionne à l’instinct. Quand je me lasse, je change d’air… ». En attendant le futur, place au présent avec la venue d’un adversaire qui avait réalisé un hold-up la saison dernière : « je m’en souviens… »

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