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Jean-Michel Aulas "la propriété des stades est essentielle pour les clubs"

Publié le 20 novembre 2014 à 16:50:00
L'UCPF a présenté aujourd'hui une très intéressante étude sur la compétitivité du football français par rapport à ses principaux concurrents européens baptisée, 1995/2014 : le "décrochage" du football français.

Dans son introduction, le président de l'UCPF Jean-Pierre Louvel a rappelé que depuis l'arrêt Bosman intervenu en 1995, les clubs professionnels français subissaient un décrochage sportif et économique significatif et que cette étude avait pour objectif de livrer un constat factuel de la situation des clubs français avant d'envisager toute réforme.

Cette étude a notamment souligné les lourds handicaps qui pénalisent les clubs français en matière de charges patronales et salariales en comparaison avec leurs homologues anglais, allemands,espagnols, italiens, portugais et russes.

A titre d'exemple, il a été ainsi mentionné que dans le cas d'un salaire annuel de 600 000 €, le montant des charges salariales était de 60 000 € en France contre seulement 13,5 en Angleterre, 13 au Portugal, 5 en Italie, 4 en Allemagne, 0,9 en Espagne et 0 en Russie.
Quant au montant des charges patronales pour ce même salaire annuel de 600 000 €, il est de 186 000 € en France contre 81 en Angleterre, 65 en Russie, 33 en Italie, 26 au Portugal, 14 en Espagne et 12 en Allemagne.

Les frais de police à la charge des clubs en France (pour un total de 5,75 M€ en 2013) mais pas en Allemagne ou en Italie, ou la loi Evin qui interdit aux clubs français de vendre de l'alcool ou d'en faire de la publicité (pendant que le football allemand réalise un chiffre d'affaires de plus de 60 M€ en bière et sponsoring) ont également été présentés comme facteur de déséquilibre avec les clubs étrangers, de même que le TPO système permettant à des structure extérieures aux clubs de financer l'achat de joueurs moyennant un droit sur la revente (la FIFA vient d'annoncer qu'elle entendait interdire à terme les TPO aujourd'hui interdit en France, en Angleterre et en Pologne).

Autre point important de cette étude, l'importance pour les clubs d'être propriétaires de leur stade. Les 15 meilleurs clubs à l'indice européens au 30 juin dernier étaient ainsi propriétaires de leur stade, en passe de l'être comme les deux clubs de Milan ou l'Olympique Lyonnais.

Jean-Michel Aulas qui intervenait au titre de vice-président de l'UCPF en charge de l'économie et des relations institutionnelles, politiques et internationales a souligné qu'il était capital pour les clubs de posséder leurs infrastructures pour pouvoir bénéficier de l'intégralité des recettes générées au contraire de ce qui se passe avec les stades finances en "PPP" (partenariat public privé), regrettant " culturellement ce n'est pas l'usage en France de laisser les clubs devenir propriétaires de leur stade alors que c'est la meilleure solution pour les clubs mais aussi pour les finances publiques, les "PPP"  coûtant in fine très cher aux contribuables".

Prochaine étape après cette étude qui a fait l'objet d'un livre blanc, une réflexion vers d'éventuelles réformes pour permettre au football français, libres de certains freins à son développement ?, d'inverser ce décrochage.

Cliquez ici pour télécharger le livret  1995/2014 : le "décrochage" du football français.

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