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« La récompense du travail en continu »

Publié le 25 octobre 2014 à 08:04:00
Samuel Umtiti enchaîne les matches depuis bientôt trois saisons avec l’OL et les différentes équipes de France… Son regard sur le présent avec notamment cet OL – OM au sommet… sur les bonnes prestations du groupe… ou encore sur ses ambitions…

Sam aura 21 ans le 14 novembre prochain et déjà 102 matches au compteur avec l’OL. Le temps défile. « Je ne me rends pas vraiment compte de ce qui se passe… Cela va vite. Je vis  ma passion. Je suis heureux. Après, c’est du travail. Je bosse et si je suis là, c’est que je le mérite. » Et de rajouter : « Dans le haut niveau, l’âge ne compte pas. Si je joue autant, c’est le résultat de ce que je fais. Et je suis capable de me remettre en question ». Le défenseur olympien n’a pas l’habitude d’emprunter des chemins de traverse pour s’exprimer au risque de le trouver, pour certains, très sûr de lui pour son jeune âge. Ses ambitions pour la saison? «Jouer le plus de matches possibles et faire preuve de régularité dans mes prestations. Pour la suite ? Je suis ambitieux. J’ai vraiment envie d’aller voir plus haut si mes performances sont là. Je veux aller au maximum de mes possibilités. Alors oui, forcément après les Espoirs, je pense à l’équipe de France… Et d’une façon générale dans une carrière, il y a des choix à faire… ».

Les Espoirs ? « C’est ma plus grosse déception collective. On avait un pied à l’Euro. On s’est loupés. Ce n’est pas un manque d’humilité. L’état d’esprit n’était pas le même entre les deux matches. Le talent ne suffit pas. Je pense que de ce côté, nous étions meilleurs, mais au retour, on ne s’est pas comporté en guerriers à l’image de ces buts encaissés sur coups de pied arrêtés… Heureusement que j’ai eu la chance de rejouer rapidement… ».

Le MHSC pour oublier avant ce fameux rendez-vous avec l’OM. L’OM et ses souvenirs. «Je me rappelle d’un succès 4 à 1 au Vélodrome avec des buts de Juni, Karim (Benzema)… bien sûr du 5 à 5 à Gerland. En tant que joueur (7 matches), je n’ai pas oublié mon premier match. C’était à Marseille. On avait fait 2 à 2. Cela ne s’était pas trop bien passé avec Brandao. Je découvrais ce genre de joueur… Il y a notre victoire 4 à 1 au Vélodrome. On avait été très bons. La saison dernière, aussi  dans nos matches à Gerland… ». Et de reconnaitre : « ce sont toujours des matches spéciaux avec beaucoup d’intensité. Celui qui arrive est peut-être encore plus important. On est très ambitieux. On veut rester devant. Il y a peut-être plus que trois points en jeu. Ce match peut vraiment lancer notre saison et montrer ce que l’on veut. Offensivement, l’OM et l’OL sont au haut niveau. Mais n’oublions pas que les deux équipes n’encaissent pas beaucoup de buts. Deux collectifs solides et un bon mixte entre attaque et défense ».

Samuel a eu un petit pépin physique en début de saison qui l’a privé de quatre rencontres et d’une bonne partie du match à Toulouse (4 défaites et 1 succès). Résultat ? Il est toujours invaincu cette saison. « Oui, c’est vrai. J’aurais aimé jouer, car en tribune ou devant ta télé, cela fait mal. C’est délicat à vivre… ». Le défenseur enchaîne depuis son retour. « Je me sens plutôt bien. Des erreurs ? Quand j’en fais, je m’en veux. J’aime que tout soit parfait. Je peux m’énerver après moi, mais très rapidement je passe à autre chose… ». Un défenseur propre comme en attestent ses fautes sanctionnées (6 en 8 matches de L1 cette saison). « J’essaie de récupérer le ballon proprement… Je crois que c’est une de mes qualités… ». On le voit aussi passeur décisif ou monter vers le camp adverse. « Il faut savoir alterner en jouant sobrement d’une passe ou en montant pour casser une ligne. Cela me fait plaisir de monter. Je peux apporter à l’équipe en le faisant ».

Et quand on lui dit que tout semble être rose en ce moment pour l’équipe, il donne instantanément sa réponse : « C’est le travail de plusieurs saisons qui paie. On doit beaucoup au coach Garde. Ce système, on l’a commencé avec lui et on l’améliore avec les consignes du nouveau coach. C’est le résultat d’un travail en continu. La récompense de tout un staff ».

Sam le bienheureux qui n’oublie pas sa double culture. Celle africaine lui donne une force accrue. « Elle me pousse, me permet de relativiser. Je suis toujours en contact avec ma famille du Cameroun où tout n’est pas facile. Oui, ils me donnent la pêche… ». Une force pour avancer vers les sommets en prenant déjà dimanche soir le meilleur sur l’ogre marseillais.

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