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« Prendre un but me révolte »

Publié le 04 octobre 2014 à 08:00:00
Il est loin l’été 2011 pour Anthony Lopes… Depuis, il a pris de la bouteille en enchaînant les matches… Pas question pour autant de se satisfaire de ses performances…

Juillet 2011, Autriche. Banlieue de Salzburg. La veille, l’OL a bouclé son stage de préparation en affrontant l’équipe du Red Bull Salzburg. Anthony Lopes et Hugo Lloris n’ont pas participé au match ; Rémy Vercoutre et Mathieu Gorgelin étant les deux gardiens concernés. Quelques heures avant le retour en France, récupération pour la majorité du groupe. Antho et Hugo ont droit à une séance très particulière avec Maitre Jo (Bats). Un spécifique improvisée sur la pelouse devant l’hôtel. Une séance sans cage à côté d’un parking. Du sérieux, de la sueur et des sourires. Le gamin, dans les traces du « géant », s’envoie en l’air avec délectation. « Oui je m’en souviens. On s’était adapté aux éléments. Cela avait été une bonne séance, originale, avec du plaisir. A quoi je pensais à cette époque ? M’entraîner, travailler avec l’idée d’intégrer le groupe pro… ».

Quelques jours plus tard, match amical à Donestk. Il entre en jeu à la mi-temps à la place d’Hugo Lloris. «Je m’en souviens encore. A peine deux minutes de jeu. Je sors de la surface de réparation…. Une première intervention assez physique  sur Adriano… ». L’attaquant adverse finira le nez dans le gazon en ayant le sentiment d’avoir pris un autobus sur le rable ! Des prémices d’un avenir plus radieux. Quatrième gardien en juillet 2011, ayant été à deux doigts de ne pas être conservé. Pour l’anecdote, il passait souvent ses nerfs sous des barres en soulevant des charges de mammouth (130/140kgs) pour son poids de corps ! Titulaire deux plus tard avec et sans la blessure de Rémy Vercoutre. Et depuis, des prestations très souvent déterminantes. Le gamin a évolué, mûri dans son football et en dehors. « Oui, je me suis calmé par rapport au passé, par rapport aux événements de ma vie… J’arrive plus à me contrôler. Je garde toute l’agressivité pour le match ». Et de revenir sur son poste. « C’est un poste assez à part. Déjà on voit tout le terrain devant soi ; on voit plus de choses que les joueurs de champ. Il faut un grain de folie pour l’occuper. On est souvent exposé aux chocs. Il ne faut pas avoir peur ». De l’appréhension ? « Non et ce ne sont pas des paroles en l’air. On se livre. Aller à la guerre, au casse-pipe, c’est ce que j’aime ».

Alors Antho intervient au sol sur sa ligne d’un réflexe tonique, dans les airs, dans les pieds… Il sort sans trembler, peu importe le trafic. Il s’impose en prenant ou non des coups dont il se remet, même des plus graves. Et il cherche à garder le ballon contrairement à une grande partie de ses confrères actuels. « Dès que possible. Après c’est parfois compliqué en raison des trajectoires. Dans ce cas, je cherche à boxer le ballon le plus loin possible sur les côtés ».  Il donne certains soirs l’impression d’être invincible. Il sourit avant  d’ajouter : « j’aimerais que ce soit le plus souvent possible. Je voudrais que ce soit tout le temps. Avec le groupe des gardiens, on travaille pour être régulier… ».

68 matches en pro avec l’OL. Fait-il attention aux chiffres le concernant ? « Je suis un peu attentif au clean sheet (match sans encaisser de but) sans savoir exactement le chiffre ». On lui annonce 24 matches sur ses 68. « Ce n’est pas mal… j’espère arriver à la moyenne de 50% ». Toujours dans l’exigence le Franco-Portugais. A l’image de cette sentence. «Un but encaissé me révolte… C’est de la souffrance… Qu’il y ait une faute ou non». Il se reconnait une part de responsabilité sur celui encaissé cette saison au TFC. « Je n’ai pas été assez attentif sur le placement de Ben Yedder avant qu’il tire le coup franc… Je ne me suis focalisé que sur le mur…». Et un arrêt à ressortir depuis le début de cet exercice ? « Les arrêts les plus importants sont, en priorité, ceux qui maintiennent l’équipe, d’une façon ou d’une autre, dans la rencontre…  comme par exemple celui à Astra (tête à bout portant détournée) où on menait 1 à 0. A cet instant, on pouvait encore envisager la qualification… Peu importe qu’il soit minable esthétiquement ou beau». On avance la tête du Monégasque Germain. « Ah oui, il était compliqué en raison de la trajectoire bombée du ballon… ».

Il concède que son début de saison n’est pas trop mal et réaffirme sa volonté première : « faire mieux dans la régularité ». Le Givordin reconnait avoir pris de l’expérience, de la bouteille en enchaînant les rencontres. Cette expérience pouvant lui être utile, à terme, pour son équipe nationale qui va notamment affronter la France le 11 octobre prochain. «On verra. J’ai envie d’y être. Pour cela, il faut être performant. Il y a un nouveau sélectionneur… On va attendre la liste des 23… J’ai envie d’y être, même sur le banc. Pour la suite ? J’espère plus… ». Comme certainement de remporter son match à distance dimanche après-midi face au grand Enyeama qui s’y connait en arrêts déterminants.

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