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De 1980 à 1990

Publié le 31 janvier 2013 à 15:30:00
Dans les années 80, le club passe par tous les états : la relégation en D2 en 1983 et les doutes sur son avenir jusqu’à reprise en main par Jean-Michel Aulas et le retour parmi l’élite en 1989.

1980-81 : du spectacle sur le terrain, des batailles en interne

saison-1980-1981

Maintenu de justesse dans l’élite la saison précédente après avoir dû disputer les barrages, l’OL attaque les eighties avec l’intention de se sortir de la crise. Aimé Jacquet n’est pas prolongé, Jean-Pierre Destrumelle le remplace et Fleury Di Nallo est nommé Directeur Sportif. Par ailleurs, le club reçoit l’aide financière de la Ville de Lyon et évite la faillite. Côté recrutement, un certain Simo Nikolic débarque et fera fureur dès sa première saison entre Rhône et Saône (meilleur buteur avec 21 buts). Si l’OL échoue de nouveau en 1/32 de finale de la Coupe de France, il réalise un superbe parcours en championnat.

Quatrième à la trêve, le club boucle l’année à une belle sixième place. Une réussite due à son étincelant trio du milieu de terrain, Tigana-Chiesa-Moizan, et à son attaque de feu (70 buts, meilleur total de l’OL en D1 au XXe siècle). L’équipe est attrayante et l’engouement populaire autour d’elle est visible un soir de derby contre l’ASSE à Gerland (1-1), où un record d’affluence (48 852 spectateurs) est établi, record de France à l’époque. Mais des luttes d’influences en interne perturbent l’élan sportif. Roger Michaux (juillet 1977 – janvier 1980) est forcé de quitter la présidence du club en cours de saison au profit de Jean Perrot, proche de la mairie de Lyon. 


L’effectif : Chauveau, De Rocco – Bruno, Desbouillons, Ferri, Furlan, Marais, J. Müller, Olio, Vargoz – Chiesa, Fournier, Moizan, Monteilh, Tigana – Lubin, Maroc, N’Dioro, Nikolic, Solomenko, Xuereb.

Le staff : Jean-Pierre Destrumelle (entr.), Fleury Di Nallo (directeur sportif). 

Les buteurs : Nikolic (21), Chiesa et Maroc (9).
Championnat D1 : 6e sur 20.
Coupe de France : éliminé en 1/32 de finale par Martigues (1-1, 5-4 TAB).


1981-82 : une instabilité chronique

saison-1981-1982

Le changement de direction précipite le départ Jean Tigana à Bordeaux. D’autres joueurs quittent le navire et sont remplacés par plusieurs arrivants, dont le gardien de but, Slobodan Topalovic. L’effectif est chamboulé et malgré un départ canon en championnat, l’OL va manger son pain noir. L’équipe manque de cohésion et effectue une saison en dents de scie. Il connaît des hauts, comme le 1000e match de l’histoire du club remporté contre Montpellier (2-0), mais surtout des très bas, à l’image du derby perdu à Geoffroy-Guichard (4-0) pour la première apparition en pros de Joël Fréchet, qui établira le record de précocité d’un Gone dans l’élite (quinze ans et onze mois).

Le club évite la relégation d’un rien, ne devant son salut qu’à une victoire sur Nantes lors de l’avant-dernière journée grâce à Serge Chiesa (1-0), expulsé pour la première fois de sa carrière quelques mois plus tôt. L’OL termine 16e et rate sa saison. Le club est toujours perturbé par des dissensions en son sein qui auront raison de Destrumelle, limogé et remplacé par Vladimir Kovacevic. Entretemps, le public lyonnais avait réclamé la démission de Jean Perrot, son président. Celle-ci interviendra le 9 mai, après de nouvelles élections auxquelles Perrot ne participe pas. Raymond Ravet, présent au Conseil d’Administration depuis 1954, prend la tête du club. Mais cette instabilité chronique finira par coûter cher à l’OL.


L’effectif : Chauveau, Topalovic – Boissier, Bruno, Ferri, Furlan, Olio, Vargoz – Chiesa, Desvignes, Fournier, Fréchet, Moizan, Monteilh – Emon, Gianetta, Lubin, N’Dioro, Nikolic, Solomenko, Spadiny.

Le staff : Jean-Pierre Destrumelle (entr. jusqu’en novembre 1981) puis Vladimir Kovacevic (entr. à partir de novembre 1981). Fleury Di Nallo (directeur sportif). 

Les buteurs : Nikolic (19 buts), Emon (6), Moizan (4).
Championnat D1 : 16e sur 20.
Coupe de France : éliminé en 1/8 de finale par Bastia (2-0 puis 3-2).

 

1982-83 : la descente aux enfers pour les adieux de Chiesa.

saison-1982-1983

Le club n’apprend pas de ses erreurs et aborde la nouvelle saison avec un effectif de nouveau chamboulé (départ d’Yves Chauveau). Les choses vont rapidement d’assombrir. À la trêve, l’OL est 18e. Outre le désastre sportif, l’institution est en péril au niveau financier. Arrivé à la présidence du club un an auparavant, Ravet démissionne en janvier 1983. Il est remplacé par Charles Mighirian qui, dès sa prise de fonction, négocie les départs de Fleury Di Nallo et de Vladimir Kovacevic, puis tente un coup de folie en désignant Robert Herbin pour prendre leur suite.

Herbin, légende de l’ASSE comme joueur puis entraîneur, est chargé d’extirper l’OL du marasme. Mais la crise est trop profonde et le challenge est perdu d’avance. L’état du club est tel que les joueurs sont obligés d’accepter une baisse de salaire afin d’éviter le dépôt de bilan… L’OL est au plus mal et connaîtra le coup de grâce lors de la dernière journée de championnat, à Auxerre (1-0). Après vingt-neuf années passées dans l’élite, l’OL est relégué en D2. Un triste dénouement pour l’icône Serge Chiesa, dont le contrat ne sera pas renouvelé malgré quatorze ans de bons et loyaux service. La descente, les changements d’entraîneur et de président, la fin d’une légende… une page se tourne à l’OL et l’avenir du club est loin d’être écrit. 


L’effectif : Raymond, Topalovic – Domergue, Ferri, Guichard, Millot, Olio, Vargoz, Zambelli – Bocchi, Chiesa, Desvignes, Fournier, Fréchet, Gagneux, Pasqualetti – Emon, N’Dioro, Nikolic, Spadiny.

Le staff : Vladimir Kovacevic (entr. jusqu’en février 1982) puis Robert Herbin (entr. à partir de février 1982). 

Les buteurs : Emon (13), Nikolic (11), Domergue (9).
Championnat D1 : 19e sur 20 (relégué en Division 2).
Coupe de France : éliminé en 1/8 de finale par Tours (2-0 puis 3-2).


1983-84 : repartir sur des bases saines

saison-1983-1984

C’est dans l’antichambre de l’élite que l’OL va tenter de se reconstruire. Toujours sous le coup du dépôt de bilan et miné par les soucis d’ordre financier, le club fait du rééquilibre des comptes sa priorité sous l’impulsion de Charles Mighirian. Le président lyonnais dégraisse l’effectif (Chiesa, Domergue, Emon) et mise sur quelques jeunes issus du centre de formation pour insuffler une nouvelle dynamique. Les débuts des Lyonnais à l’échelon inférieur sont tonitruants, eux qui restent invaincus lors des dix premières journées. Un « mano a mano » s’engage rapidement avec l’OM, concurrent n°1 de l’OL pour une place en D1.

C’est d’ailleurs lors de la manche retour entre les deux équipes, à Gerland, que la montée directe se joue. L’issue ne sera pas favorable aux Rhodaniens, qui devront passer par les barrages d’accession. L’OL joue son avenir face au Racing, à Colombes. Tout commence bien avec l’ouverture du score précoce signée Nikolic mais les Racingmen inversent la tendance (3-1). Lyon subi une grosse désillusion que sa très belle aventure en Coupe de France (1/8 de finale en tant que « Petit Poucet » mais élimination face au champion de France en titre nantais) a du mal à atténuer. 


L’effectif : Raymond, Topalovic – Boucher, Ferri, Guichard, Nono, Olio, Philip, Vargoz, Zambelli – Bocchi, Desvignes, Fournier, Fréchet, Gagneux, Pasqualetti – Bernard, N’Dioro, Nikolic, Spadiny. 

Le staff : Robert Herbin (entr.). 

Les buteurs : Nikolic (20), N’Dioro (11), Spadiny (9).
Championnat D2 : 3e sur 19 (groupe A). Eliminé par le Racing en barrages d’accession (3-1).
Coupe de France : éliminé en 1/8 de finale par le FC Nantes (0-0 puis 4-4). 


1984-85 : l’OL touche le fond

saison-1984-1985

Malgré sa volonté d’atteindre une situation d’équilibre financier, Charles Mighirian, sur les conseils de Robert Herbin, fait de gros efforts en terme de recrutement. De grands noms débarquent (Lacuesta, Larios et Rouyer) mais les sacrifices effectués lors du mercato ne portent pas leurs fruits. L’OL enchaîne les contre-performances. À la mi-saison, le club est 14e et les critiques pleuvent, jusqu’à atteindre leur paroxysme lors du derby retour contre l’ASSE, où les Gones sombrent à Gerland (1-5). Une défaite de plus au compteur et l’OL se retrouve 15e. Menacé de relégation en troisième division, Lyon est au bord de d’une nouvelle crise.

De plus, une cassure apparaît entre les jeunes issus du vivier lyonnais et les recrues. L’ambiance se détériore. Le point de non-retour intervient après une performance affligeante livrée contre Thonon (0-0), au sortir de laquelle Charles Mighirian décide sur le champ de licencier l’ancien stéphanois Lacuesta pour « carences personnelles et professionnelles ». André Ferri, le capitaine, est nommé adjoint de Robert Herbin. Des choix payants puisque l’OL ne perd plus et assure son maintien. Mais le mal est fait et Robert Nouzaret prend les commandes de l’équipe. Côté finances, le dépôt de bilan rôde. Le club a bien failli payer ses folies estivales… 


L’effectif : Raymond, Topalovic – Boucher, Canton, Ferri, Guichard, Nono, Philip, Polak, Zambelli – Benstiti, Bex, Bocchi, De Cruz, F. Durix, Fournier, Fréchet, Garde, Genesio, Lacuesta, Larios – Bernard, Nikolic, Rouyer, Sevcenko, Spadiny. 

Le staff : Robert Herbin (entr.). 

Les buteurs : F. Durix (9), Nikolic et Bocchi (6).
Championnat D2 : 7e sur 18 (groupe B).
Coupe de France : éliminé en 1/32 de finale par Brest (3-1). 


1985-86 : confiance donnée à une jeunesse émergente

saison-1985-1986

Au sortir d’une saison catastrophique, au terme de laquelle les finances sont au plus bas, la direction du club revient à une politique de rigueur. Fini les dépenses inconsidérées, aucun « cador » ne rejoint le club et certains le quittent, comme Nikolic et les anciens Verts, Larios et Herbin. Nouzaret, l’ex-rhodanien, entend « redonner une âme à cette équipe ». L’identité lyonnaise revient au goût du jour avec l’intégration de joueurs issus du centre de formation à l’effectif professionnel (Durix, Genesio et Nono), sous la tutelle des cadres que sont Ferri et Topalovic.

Avec ce mélange d’insouciance et d’expérience, l’OL réalise une belle saison et termine 3e du groupe A. Cette place sur le podium offre à Lyon une nouvelle possibilité d’accéder à l’élite via les pré-barrages. Un espoir de courte durée puisque les Rhodaniens tombent face à Mulhouse et passeront une saison de plus en D2. Peu importe, cet exercice permet à Lyon d’assainir ses caisses et de redorer l’image du club d’un point de vue sportif. Le sérieux revient au sein de la maison OL. 


L’effectif : Breton, Topalovic – Boucher, Ferri, Fugier, Goursat, Guichard, Nono, Olio, Philip, Squaglia – Benstiti, Bocchi, F. Durix, Fournier, Fréchet, Garde, Gauge, Genesio – Constantinian, Rouyer, Sadi Wa, Sevcenko, Solomenko, Spadiny.

Le staff : Robert Nouzaret (entr.). 

Les buteurs : Spadiny (14), F. Durix (12), Sadi Wa (11).
Championnat D2 : 3e sur 18 (groupe A). Eliminé par Mulhouse en pré-barrage d’accession (2-1).
Coupe de France : éliminé au 8e tour par Alès (3-4). 


1986-87 : l’OL poursuit son chemin de croix

saison-1986-1987

Dans un climat plus stable, l’OL poursuit sur la voie de la sagesse et dégraisse en grande partie son effectif. Financièrement, le club se redresse peu à peu grâce au renouvellement des subventions versées par la municipalité et du contrat de sponsoring qui le lie avec Carrefour. Sportivement parlant, Nouzaret, qui a convaincu pour sa première saison sur le banc lyonnais, prolonge de trois ans. Il obtient, en guise de remerciement, les joueurs qu’il a ciblés lors du mercato. Le club ne débourse pas à tout va et reste dans la continuité de l’exercice précédent, avec malgré tout l’envie « de faire mieux que la saison passée », affirme son entraîneur.

Malheureusement, en terme de résultat final, les saisons se suivent et se ressemblent, avec une élimination en barrages d’accession face à Cannes (1-0 puis 1-1). Pourtant, l’équipe réalise un très beau parcours, marqué par une série de vingt-et-un match sans défaite entre septembre 86 et avril 87. Mais les choses vont bouger à Lyon. Il faut dire qu’un homme ambitieux pointe le bout de son nez. Membre du Club des 100 puis du Comité de gestion, Jean-Michel Aulas sera élu président de l’OL le 15 juin 1987, pour la suite que l’on connaît… 


L’effectif : Breton, Topalovic – Bajeot, Ferri, Fugier, Goursat, Guichard, Havet, Nono, Robin – Benstiti, F. Durix, Fournier, Fréchet, Garde, Gauge, Genesio – Ben Yahia, Constantinian, N’Domba, Orts, Priou, Remark, Sadi Wa, Sevcenko.

Le staff : Robert Nouzaret (entr.). 

Les buteurs : Orts (26), Priou (16), F. Durix (13).
Championnat D2 : 2e sur 18 (groupe B). Eliminé par Cannes en barrages (1-0 puis 1-1).
Coupe de France : éliminé en 1/8 de finale par l’Olympique de Marseille (3-0 puis 2-2). 

1987-88 : au commencement de l’ère Aulas

saison-1987-1988

« Lyon, ville européenne ». C’est la phrase que Jean-Michel Aulas fait inscrire sur le maillot de l’OL pour sa première saison en tant que président du club. Une phrase en lien direct avec ce projet qu’il met en place dès son intronisation : « OL-Europe ». Mais malgré toute la bonne volonté de son nouveau patron, le club doit avancer étape par étape avant d’atteindre son objectif, à savoir une qualification en Coupe d’Europe d’ici trois ans. À l’intersaison, l’OL se sépare de Slobodan Topalovic, qui aura laissé une jolie trace dans l’histoire du club, et se renforce avec l’arrivée du génial Eugène Kabongo.

L’international congolais est attendu comme le messie, celui qui pourra redonner vie à un club qui stagne depuis trop longtemps dans l’antichambre du football hexagonal. Mais l’OL déchante très vite. Une défaite 1-7 à domicile contre Sochaux va exacerber les tensions qui règnent au sein du groupe. Une fois de plus, le climat se tend, jusqu’à avoir un impact sur la vie du club. Nouzaret est viré et est remplacé par un inconnu, Denis Papas. Le nouveau venu a du mal à gérer un effectif composé de fortes personnalités et son bail prend fin en mars. Marcel Le Borgne lui succède mais l’opération se solde par un énième échec en barrages, pour la troisième fois en quatre ans. Maudit l’OL ? 


L’effectif : Breton, Lemasson – Alliel, Bajeot, Cabanel, Corian, Fugier, Guichard, Havet, N’Gotty, Nono, Zago – Benstiti, F. Durix, Fournier, Fréchet, Garde, Gauge, Genesio, Valke – Ben Yahia, Kabongo, N’Domba, Orts, Priou, Sadi Wa, Sevcenko.

Le staff : Robert Nouzaret (entr. jusqu’en octobre 1987), Denis Papas (entr. d’octobre 1987 à mars 88) et Marcel Le Borgne (entr. à partir de mars 1988).

Les buteurs : Orts (24), Kabongo (21), N’Domba (8).
Championnat D2 : 2e sur 18 (groupe A). Eliminé par Caen en barrages (2-1 puis 2-0).
Coupe de France : éliminé en 1/8 de finale par Toulouse (3-1 puis 1-0).

 

1988-89 : les anciens au pouvoir pour mettre fin à la malédiction

saison-1988-1989

Après une première année de transition, Jean-Michel Aulas prend les commandes pour mettre l’OL sur la voie qu’il lui a tracée. La première étape de son projet est avant tout de faire remonter l’OL dans l’élite. C’est dans cette optique qu’il décide de faire appel à deux anciens tauliers de la maison : Raymond Domenech et Bernard Lacombe. Le premier est nommé entraîneur, le second directeur sportif. Des changements judicieux : sous la houlette du duo Domenech-Lacombe, l’OL entame une mutation en corrélation avec le changement de politique voulu par « JMA ». Le centre de formation dirigé par José Broissart est mis au cœur du projet et les jeunes (Garde, Genesio, N’Gotty, Roche) vont avoir l’occasion de prouver leur valeur.

Longtemps en conflits, les pôles directionnels et sportifs du club sont désormais en parfaite harmonie. Le tout est cohérent et cela se reflète sur les performances de l’équipe. Celle-ci est plaisante à voir jouer. Elle fait le spectacle, enchaîne les bons résultats et attire de plus en plus de monde au stade. C’est d’ailleurs à Gerland, contre Alès (0-0), que les Lyonnais officialisent leur remontée au plus haut niveau. La délivrance pour tout un peuple, qui voit le jour se lever après six années de purgatoire. Cette saison 1988-1989, où les Gones seront sacrés champions, marque un tournant dans la trajectoire du club : c’est la dernière fois de son histoire que l’OL évolue en D2. 


L’effectif : Breton, Lemasson – Alliel, Cabanel, Corian, Fugier, Guichard, Knapp, Lassagne, N’Gotty, Zago – Benstiti, Colin, Ferez, Fréchet, Garde, Genesio, Roche, Valke – Ben Yahia, Bouafia, D. Durix, C. García, Kabongo.

Le staff : Raymond Domenech (entr.) et Bernard Lacombe (Directeur Sportif). 

Les buteurs : Kabongo (32), C. García (13), Bouafia (11).
Championnat D2 : 1er sur 18 (groupe B). Promu en D1 et champion de D2 face à Mulhouse (2-1 puis 1-2).
Coupe de France : éliminé en 1/8 de finale par Sochaux (1-0 puis 1-1). 


1989-90 : l’OL de retour dans l’élite

saison-1989-1990

La première étape est franchie. Deux ans après la prise de pouvoir de JMA, l’OL, qui fête sa 40e année d’existence par un changement de logo, retrouve le plus haut niveau du football français. Pour les premiers pas de son président dans l’élite, le club rhodanien se réserve une affiche de choix contre l’OM, au stade de Gerland. Une affiche entre le champion de D2 et celui de D1, qui va vite tourner au vinaigre. Face à l’OM des Papin, Tigana et Waddle, les hommes de Raymond Domenech vont sombrer (1-4).

Une déculotté qui met un terme définitif à l’euphorie post-promotion. Quelques semaines plus tard, l’OL s’écroule de nouveau face à Sochaux (0-4), toujours à domicile. C’était convenu : de la même façon qu’il n’était pas immédiatement remonté en D1 après avoir été relégué en D2, l’OL n’allait pas jouer d’entrée les premiers rôles pour son retour dans l’élite. Un peu de temps allait s’avérer essentiel avant que le club ne puisse se mettre à la hauteur de ses ambitions. L’OL termine 8e et devra patienter avant de se frayer un chemin pour l’Europe. Mais son ascension ne fait que commencer… 


L’effectif : Foret, Lemasson – Bès, Billong, Corian, Fugier, Knapp, Lassagne, McCarthy, N’Gotty – Colin, Debrosse, Ferez, Garde, Genesio, Roche – Baré, Bouafia, Brisson, C. García, Kabongo, Rivenet, Sutter.

Le staff : Raymond Domenech (entr.) et Bernard Lacombe (Directeur Sportif). 

Les buteurs : Kabongo (12), Brisson (7), Bouafia et Genesio (5).
Championnat D1 : 8e sur 20.
Coupe de France : éliminé en 1/32 de finale par Nîmes (1-0). 

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