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Arrêt Sur Images : Robert Duverne

Publié le 06 décembre 2005 à 09:30:00
[IMG7410L]Robert Duverne ne mâche pas ses mots. Pour lui, une photo est une histoire, une anecdote ou même un thème. Tignes par exemple, c'est le commencement, la première page blanche de l'OL 2006. Et quand on lui présente le maillot des Verts, il peut en remplir des kilomètres de pages blanches sur cette « Champions League Rhône Alpes », Miles Davis, « Jo » Bats et une photo du banc de touche lyonnais complètent son petit album pour un "Arrêt Sur Images" qui ne passe pas par 4 chemins.
[IMG0#L]Robert Duverne ne mâche pas ses mots. Pour lui, une photo est une histoire, une anecdote ou même un thème. Tignes par exemple, c'est le commencement, la première page blanche de l'OL 2006. Et quand on lui présente le maillot des Verts, il peut en remplir des kilomètres de pages blanches sur cette « Champions League Rhône Alpes », Miles Davis, « Jo » Bats et une photo du banc de touche lyonnais complètent son petit album pour un "Arrêt Sur Images" qui ne passe pas par 4 chemins.
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[IMG0#L]1 Tignes « Stage de Tignes ; Début de saison ; point de départ du travail ; La mise en route, très importante. Elle donne le tempo. Sur cette photo tout le monde est attentif avant de partir courir autour du Lac. Mes derniers mots les renseignaient qu'ils ne pouvaient pas couper L'eau était froide (rire). Tignes ? C'est un très bon moment, un stage que j'ai voulu attrayant pour démarrer la saison plutôt qu'un moment « prise de tête ». Je mets l'accent sur l'efficacité.
Le style Robert Duverne ? Je me suis inspiré de nos échecs, de nos réussites et de toutes nos diverses expériences. J'observe, je corrige, je remplace ou modifie, j'améliore Cette séance convient bien pour démarrer cette page blanche du mois de juillet.
La Corée ? C'est un stage qui nous amène de vrais matchs de compétition et de vrais périodes de préparation de match. C'est plus un stage de pré-compétition alors que celui de Tignes est plus un cycle de préparation. Les 5 matchs amicaux que l'on fait lorsque l'on reste ici font partis d'une aventure dans l'inconnue, sans aucune certitude.
De mon côté je préfère 1000 fois ces rencontres en Corée face à Tottenham. avec 90 minutes où on mouille le maillot, avec un échauffement, les vestiaires, le moment où l'on arrive dans le stade. avec un vrai protocole au départ de l'hôtel. C'est vrai que c'est un peu loin, on a tous pris des risques, mais au retour on a remporté le Trophée des Champions et le premier math de championnat.
Suite à notre préparation, je savais pertinemment que si l'on avait perdu ses 2 matchs, personne ne serait venu nous dire « c'est parce que vous avez fait la Corée » tellement on avait bien bossé. Ce cycle, c'est de l'accommodation et de l'assimilation. La veille de Tottenham par exemple, il fait 40 degrés, le taux d'humidité est horrible par rapport à ce que l'on connaît en France, et je fais quand même une séance, 4 jours avant un match très important : le Trophée des Champions. Pour moi, la rencontre face à Tottenham correspondait aussi à la séance d'entraînement que l'on réalise le mercredi. Résultat ? On a gagné à Auxerre. Si le club à besoin de la Corée pour la notoriété du club, pour le marketing et autres raisons financières, il a aussi besoin de ce voyage pour la préparation du début de saison. »
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[IMG0#L]2 A.S.S.E « Ce derby, c'est vraiment un match à vivre. Je l'ai vécu en tant que supporter avant de le vivre comme membre actif du club lyonnais. C'est LE match. Dès la connaissance du calendrier de la saison, on fait une petite croix sur la date de ce match. THE BIG MATCH ! Pour pas mal de raison d'ailleurs. C'est la Champions League Rhône-Alpes. On se connaît tous, on est du même peuple, on peut être dans la même famille, dans la même entreprise mais depuis très jeune, on n'est pas pour le même club. On a la même passion et comme ils le disent si bien pour les arbitres « On n'a pas le même maillot ». Cela peut amener à des excès, des débordements, une ironie.
Il y a toujours eu cette situation où Saint-Etienne a son étoile. De notre côté, on est en train de broder la notre. On a « presque » fait la moitié et j'aimerai bien que cette moitié soit complète pour le match retour contre les Verts. On brode, on bosse et cela ne débrode pas la leur.
Je suis content puisque Lyon construit non seulement son club, mais aussi son maillot. Les Verts, c'est surtout un maillot, un peuple, un public. Au fil des résultats, on acquiert tout cela. On tournera plus tard les pages des staffs, des joueurs. mais c'est au public de faire en sorte que de porter le maillot blanc au liseré rouge et bleu soit une mission. Qu'il survive au fil du temps, des équipes. Comme les Verts le font très bien, plus contre l'OL que contre d'autres équipes d'ailleurs, puisqu'ils n'ont plus que ça à jouer.
J'aimerai bien que les Stéphanois soit deuxième au classement. C'est bien de gagner le titre et ce serait encore plus appréciable que de le gagner sur les Verts. Lyon ne les a pas encore privés du titre, j'aimerai les priver de quelques choses, les empêcher d'être. C'est aussi là que la course au 5ème titre est intéressante car on peut enfin les priver d'un record. Et comme il est compliqué de les priver sur une saison, sur un classement, on peut déjà commencer par les priver d'une victoire en confrontation directe. Je ne suis pas jaloux. Les gens ont aimé l'ASSE, à l'époque, la société faisait en sorte qu'il était bien de s'identifier à la mouvance stéphanoise.etc.etc. Aujourd'hui, on ne va plus parler de prestige avec eux, il n'y a qu'à voir le nombre de match que l'on a réalisé en Coupe d'Europe ; il n'y a qu'à voir nos adversaires. Certes, ils ont perdu une finale, mais ils n'ont jamais joué autant de fois que nous contre le Bayern, le Real, l'Inter, le Barça, Manchester, Arsenal. Des matchs au Chaudron aussi prestigieux que l'OL a pu en établir, il n'y en a pas. L'expérience n'ait pas la même et je n'échange pas toute notre expérience contre une finale, non merci.
Ah, les Verts. cela m'inspire beaucoup de choses. J'aime bien la chanson des supporters lyonnais sur l'A.S Saint-Etienne. Je n'aime pas le mot « bâtard » dans cette chanson, ils auraient pu mettre autre chose. Il ne faut pas oublier que l'on reste des hommes. « Caisse noire », cela aurait été mieux, ironique, pour la petite histoire. Ou « l'Or noir », cela aurait été plus poétique pour valoriser le charbon, les mines, et remplacer « bâtard ». Je ne suis pas pour les excès et il ne faut pas que cela dépasse le cadre sportif. »
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[IMG0#L]3 Une passion pour Miles Davis « Tout n'es pas bon à prendre dans la vie de Miles Davis, il faut surtout s'inspirer de son œuvre et du personnage qui se consacre à cet œuvre. C'est ce qui m'a amené à une passion pour le jazz. Miles, ce mec, il a consitué pas mal de groupes, comme un coach dans différentes équipes. En observant tous ceux qui ont bossé avec lui, j'ai trouvé beaucoup de lien entre le jazz et le sport dans lequel je baigne tous les jours. Cette passion, elle a été alimentée par ma curiosité, je voulais savoir comment le jazz se construisait.
Et quand tu regardes les gars qui ont bossé avec Miles Davis, tu retrouves Marcus Miller, John Coltrane, Herbie Hancock. que de grands musiciens quoi. Et aujourd'hui, je trouve que les plus belles histoires de jazz sont celles ou il y a une touche de Miles Davis. Et comme pour le jazz, si je suis amené plus tard à raconter des histoires sur le foot, je citerai Anderson, Coupet. Et cela amène forcément quelque chose à l'aventure. J'étais là, j'ai bossé avec eux, j'ai vécu cette période, avec les Juninho, Cris, Caçapa.
Le jazz, le golf, la pêche à la mouche, ce sont mes vraies passions, mais rien ne me permet de m'emporter, comme je le fais quand je vois nos gars sur le terrain. »
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[IMG0#L]4 Jo Bats « Jo », c'est la personne avec qui j'ai le plus travaillé. Que ce soit avec tous ceux avec qui j'ai bossé et que j'ai apprécié, que ce soit Michel Maillard, François Bracci, José Broissard, Dominique Cuperly, Yves Colleu, Patrice Bergues. Jo est particulier, c'est un point commun à ma première aventure.
Gamin, j'étais fan de la génération « Jo, Platoche, Tigana » Ils m'ont fait vibrer. Alors de le retrouver à mes côtés, bosser avec ce qui se fait de mieux au niveau des entraîneurs de gardiens de but, c'est une reconnaissance pour moi. Quant tu y ajoutes « Jacquot » et « Cup ». Cup, la cerise sur le gâteau ! J'avais dit à Jo, qui connaissait l'esprit de la gagne, la victoire, les Coupes. « Maintenant que t'es avec nous, il faut nous faire gagner des titres ! ». Depuis qu'il est là, on a gagné la Coupe de la Ligue, un premier championnat. puis un second. Puis on a été triple champion de France.quadruple.
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[IMG0#L]5 Sur le banc de touche Le banc, c'est la photo d'un staff soudé. A fond dans le match. On n'est pas tout le temps sérieux mais on a tous la réflexion d'améliorer ce qui se passe sur le terrain. On est supporter, des fois virulent mais jamais excessif. On est là pour les encourager, pour « être » avec eux, les accompagner, les aiguiller parfois, les pousser dans l'effort, les soutenir, les excuser des fois, les pardonner même.

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