Masculins / ASI

Arrêt Sur Images : Florent Malouda

Publié le 28 novembre 2005 à 14:09:00
Florent Malouda arborait déjà une nouvelle coupe de cheveux lorsqu'il est venu découvrir son petit album photos.
Il était tressé. Pas le temps de s'habituer avec lui, il varie beaucoup, à l'image de son jeu « Celui des joueurs offensifs est souvent étudié par la défense adverse, il faut donc varier pour que cette dernière ne puisse pas lire votre jeu ». Le technicien nous livre ses impressions sur sa rencontre face à Metz, en Martinique, sur sa Madjer, son pote Drogba et ses coupes de cheveux !Vous l'avez deviné, c'est « Arrêt Sur Images ».

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[IMG0#L]1 Match type
« Contre Metz. Comme d'habitude, je dois m'arracher pour me défaire de mon défenseur. C'est un peu le thème cette saison et je suis encore en train de prendre des coups.
On a fait un bon match, je vous laisse juger des performances individuelles. De mon côté, j'évolue, j'accumule de l'expérience et je collectionne les automatismes avec mes coéquipiers. Mes spécificités sont de plus en plus prises en compte et cela me permet de réaliser des prestations comme celle-ci. Ce match là, on en parle beaucoup parce que j'ai marqué un but après avoir délivré des passes décisives, c'est trop souvent ces détails là que l'on retient, hélas. Certains joueurs réalisent de super rencontres sans avoir de réussite à la fin. Ce n'est pas pour autant que leurs matchs ne méritent pas une reconnaissance. Je m'attache beaucoup à être performant sur le terrain, pas plus. Mon boulot s'arrête là même si cela fait toujours plaisir lorsqu'il est reconnu. »

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[IMG0#L] 2 Martinique
« Celle-ci dégage beaucoup d'émotion, malgré le fou rire. Elle est tirée de notre voyage en Martinique avec l'équipe de France. La dimension historique de l'évènement fait que ce voyage restera gravé dans mon coeur; vraiment. Là-bas, on se sentait vraiment reconnu. Je me souviens d'un match que les Bleus avaient réalisé à Metz où l'on se faisait siffler, malgré un bon résultat (2-0). Là-bas, rien à voir. Les Antillais étaient chez eux, au coeur de l'actualité, et ils étaient là pour nous encourager.
L'équipe sortait d'une période difficile et venait de se qualifier dans la difficulté. Elle a survécu à une grande perte de confiance avec notamment le retour des anciens. Maintenant elle se prépare à être compétitive pour le mondial. Ce match nous a permis de faire quelques réglages, de trouver des marques pour être performant. Le scénario ? C'était un match à rebondissements avec beaucoup de suspens. On est tombé contre une bonne équipe du Costa Rica dans un changement de climat assez brusque. Mené 2-0, on a du faire bien plus d'efforts que d'habitudes pour revenir. Et ce que l'on a pu remarquer, de la pelouse, ce qui est vraiment surprenant et épatant, c'est que l'on n'a pas entendu un seul sifflet. Les spectateurs étaient conscients que ce match n'avait pas été évident à organiser et nous ont soutenus jusqu'au bout, même dans la douleur. C'est cette énergie et cette communion avec le public qui nous ont permis de faire cet effort supplémentaire dont je vous parlais. Cela nous a aidés à revenir. On a manqué de rigueur à vouloir trop donner en première période; ensuite on a rectifié le tir.
Les Antilles, ce voyage, c'est vraiment un grand moment pour moi. J'ai eu le temps de retrouver mes oncles et mes tantes puisque du côté de ma grand-mère paternelle, j'ai des racines martiniquaises. » Cette joie, cette manière de s'attacher à un fou sourire pour évacuer une émotion, un serrement de coeur. C'est la photo qu'il préfère de cet album, celle qu'il met en évidence et il le montre

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[IMG0#L] 3 Ma...(djer/louda)
« C'est la « Madjer-Malouda ». C'est un but que je n'ai pas revu depuis. C'est une inspiration, de la spontanéité... Il y a une récompenses au bout. J'ai fait une grande course, à toute vitesse, le centre d'Eric, à ras de terre, arrive lui aussi à toute vitesse. Je suis même en avance, le ballon est donc légèrement en arrière. C'est le geste à faire à ce moment là, il n'y avait pas 30 000 solutions. Je ne me suis pas posé de questions et c'est ce qui a surpris le gardien: la spontanéité.
Ce geste ? Fantaisiste, cela me correspond. Je joue en m'amusant. Quel que soit l'enjeu, il faut se faire plaisir en recherchant de l'efficacité. Ce coup-ci, c'est sur un but. Mais quelle que soit la partie du terrain, pour éliminer un adversaire, il faut tenter des choses, chercher à surprendre. Le jeu des joueurs offensifs est souvent étudié par l'adversaire, il faut donc varier pour que ce dernier ne puisse pas lire votre jeu. Je peux rater des choses, des tentatives, des gestes; mais quand ça passe, on s'en souvient. »

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[IMG0#L] 4 Flo le fantaisiste
« Mes coupes de cheveux sont à l'image de mon jeu... fantaisistes. Quand j'arrive chez le coiffeur, je ne sais jamais à l'avance ce que je veux faire; c'est de l'improvisation, comme sur le terrain. Je me permets des fantaisies. »

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[IMG0#L] 5 DD
« Ah ! Mon pote. Il a atteint une autre dimension, le statut de star, qu'il assume très bien. Il n'oublie pas d'où il vient; j'apprécie énormément cela. On est assez proche, on se complète, avec des caractères bien différents. On partage beaucoup nos avis sur nos évolutions respectives.
Je l'ai beaucoup défendu lors de son arrivée à Guingamp. Sa période difficile là-bas nous a rapprochés. Il respecte mon intégrité, je suis fidèle et je suis là quand il plante 3 buts avec Chelsea, et quand il perd contre le Cameroun aussi. C'est ce que l'on appelle l'amitié.
Jouer à ses côtés ? Pourquoi pas lors d'un jubilé, où dans un jardin. C'est déjà arrivé qu'il vienne à la maison et que l'on joue au foot, c'est un bon délire. »

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