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Arrêt Sur Image : Cris

Publié le 11 octobre 2005 à 16:28:00
Arrêt Sur Image : Cris

Arrêt Sur Image : Cris

[IMG36174#L]La langue Portugaise est comme une sorte de balade brésilienne en acoustique. Les mots se marient, s'enchaînent un peu à la manière des dribbles de Ronaldhino. Quant Cris sort des vestiaires et nous dit « bonjour, ça va ? » on se dit que tout va bien, « on va le faire dans la langue de Molière ? » Cris : « qui ? ». Non, laisse...
Lorsqu'il se met à nous parler Brésilien, on est un peu perdu. C'est comme laisser le ballon à Juninho à moins de 35 mètres du but... sans marquage. Isabelle Dias est là, ouf ! On lui explique en quelques mots le principe de la rubrique « Arrêt Sur Image » avant de lui présenter la première image. Maintenant, libre à lui de s'exprimer, dans le sens où il l'entend, sur cette image. Puis celle qui suit, jusqu'à la sixième...






[IMG36175#L]1 Quatre comme... C'est mon premier titre avec les 4 Brésiliens, le 4ème pour l'OL. C'est un moment très important pour moi qui conclut une saison pleine d'amitié. Cette photo a été prise au vestiaire, à notre place habituelle. Elle montre que l'adaptation à la ville de Lyon, à l'OL, au club, à mes coéquipiers... n'a pas été difficile pour moi.
Nilmar ? Tout le monde disait que c'était mon petit frère dans la mesure où nous vivions proche l'un de l'autre. Je le conduisais tous les matins à l'entraînement, lui, le plus jeune de nous 4. On a un regard un peu tendre sur lui, un regard de grand frère sur le petit... Un regard de surveillance, de guide... On veille... Je n'étais pas le seul à me soucier de lui et quand on regarde l'image, 4 ne correspond pas seulement au 4ème titre, mais bien plus que cela.
Champion ? Ce titre est le plus disputé que j'ai remporté, si on peut le comparer au titre de champion du Brésil que j'ai remporté avec Cruzeiro l'année précédente. Le championnat français, c'est 38 journées de combat.

[IMG36176#L]2 La seleçao
Ouhlala. Ce match est une surprise ! J'ai été très étonné d'être sélectionné et de disputer ce match qui célébrait les 100 ans de la FIFA. Cela a été un match très important pour moi face à l'équipe championne du monde, la France.
J'ai réalisé un match avec beaucoup de pression puisque ces 90 minutes allaient décider beaucoup de choses pour la suite de ma carrière. La fin de la rencontre est un énorme soulagement, un grand ouf ! Et puis marquer David Trezeguet et Thierry Henry demande énormément de concentration. On peut alors appeler cette rencontre 'le match de la chance'. Cela devait passer... ou casser. Je ne suis pas mécontent de ma prestation et aujourd'hui, je suis à Lyon... Donc cela signifie que tout s'est bien passé.
Au Brésil, lorsque l'on quitte le pays, on a 50% de chance supplémentaire d'intégrer la Seleçao puisque l'on est plus vu du sélectionneur. On attire son attention, ses yeux, sa curiosité. Les résultats de l'équipe et les performances des joueurs ne lui sont pas indifférents.
Cette photo, c'est celle qu'il préfère de cet album, celle qu'il met en évidence et il le montre. « Pas besoin que je vous dise pourquoi je préfère celle là, n'est-ce pas ? »

[IMG36177#L]3 Des Brésiliens en Corée
Ce sont des amis Brésiliens. Il y a deux joueurs qui évoluaient à mes côtés pour le titre de champion du Brésil. Les autres joueurs je ne les connais pas mais comme on est tous Brésiliens, lorsque l'on se rencontre, on communique beaucoup entre nous pour s'informer. J'aime rencontrer des Brésiliens qui évoluent dans d'autres championnats car cela me permet de combler cette 'saudade', cette nostalgie du pays. Les Brésiliens sont toujours très unis mais lorsque l'on se retrouve sur le terrain, c'est chacun pour soit, la rivalité est de retour pour 90 minutes. Puis ensuite, on est comme une famille. A la fin de cette rencontre, face à Seongnam Ilhwa, on m'a remis le brassard de capitaine. En fait, on m'a surtout remis un grand sentiment de responsabilité. Je ne suis à Lyon que depuis 1 an et à ce moment là, je devenais le capitaine, un signe de confiance. J'étais heureux puisque j'aime les défis et le sens des responsabilités... un défi spécial. [IMG36178#L]4 Cris Attaquant, Juninho gardien de but
J'aime cette photo. Elle est vraiment belle. St Tropez. Le soleil. L'été. Claudio (Caçapa) avait demandé à l'entraîneur de changer les rôles et voila comment je me suis retrouvé attaquant pour la première fois de ma vie. Avec Claudio, je formais la doublette d'attaquant de l'Olympique Lyonnais, et on a marqué ! Que du bonheur, que de bons moments... Comme cette photo qui respire le bonheur, c'est bien qu'elle soit là pour nous les rappeler.
Pourtant, j'ai toujours été prédisposé à être défenseur, depuis tout petit. J'ai commencé le football en tant que défenseur, je le suis aujourd'hui et je le resterai. Mon poste de prédilection me convient bien, défendre c'est mon truc. Et quand je monte sur corner ou que je vais de l'avant pour aider un peu mes coéquipiers, c'est du bonus. Mais il faut avant tout que je fasse bien mon job derrière.
On a pu découvrir durant cette rencontre que Juninho est un très bon gardien de but. Si jamais l'équipe a déjà effectué ses trois changements et que Coupet n'est pas disposé à jouer, on n'aura pas de souci avec « Juni ».

[IMG36179#L]5 OL-Le Mans
C'est le premier match de championnat. Très difficile (il touche sa tête). Il nous manquait du rythme. Sur cette action, John (Carew) a trouvé ma tête, faute d'avoir trouvé le chemin des filets ...Mais John, t'es un attaquant, qu'est-ce que tu viens foutre ici...' je lui ai lâché après coup. Il faut faire attention avec lui parce qu'il peut faire mal. John est très très fort et très brutal.
En Europe, le marquage sur les attaquants est très difficile. Il faut être à 120 %. Ils sont très rapides et puissants physiquement. On doit être vigilant bien plus de 90 minutes. Robinho n'a pas été une mince affaire. Ronaldo est très difficile à marquer, j'ai pu le constater en Selecao. Henry donne également beaucoup de fil à retordre. Drogba est impressionnant. Je ne l'ai jamais rencontré mais depuis ma télévision, je le trouve très fort.
Et que ce soit contre eux ou contre Tulio De Melo, comme sur cette photo, je me prépare de la même façon. J'analyse beaucoup les attaquants avant le match. J'effectue un très gros travail de concentration, bien avant que débute la rencontre. En rentrant sur le terrain, je sais déjà ce que je dois faire et ce que je ne dois pas faire, je ne veux pas qu'ils me prennent par surprise. Sinon, ça peut être but.

[IMG36180#L]6 Le policier
'Policier' (en français) C'est Mickaël (Essien) qui m'a donné ce surnom. Le policier ? C'est celui qui fait régner l'ordre, qui verbalise les attaquants, alors cela me plait bien. J'essais d'être un policier à ma manière et d'empêcher les attaquants de marquer des buts ni de faire des excès de vitesse. C'est bien ça, je verbalise !
Avant d'être dans l'ordre, j'ai eu 6 mois de suspension. C'est le résultat d'une provocation, ce qui est très fréquent au Brésil. Au moment de la commémoration, on était tous un peu excité... C'est un moment difficile dans ma carrière, j'ai du mal à en parler. Bref, cet instant est synonyme de tristesse. J'aimerais effacer ce passage, cette page de mon histoire. Aujourd'hui, comme sur cette photo, je fais régner l'ordre, sur la pelouse bien sûr! »

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