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A Jau, sur les traces d'Edmilson

Publié le 25 mars 2005 à 01:54:00
A Jau, sur les traces d'Edmilson

A Jau, sur les traces d'Edmilson

[IMG34441#L]Après une soirée dédiée au culte de la caïpirinha, le réveil, avec à peine mal aux cheveux, fut accompagné du plaisir de voir des rues calmes. La veille, aux abords de la Place de la République, ce n'était pas la même chanson ! Etals en tout genre... odeurs de maïs grillé... musique à fond... et ces pauvres gens dormant à même le sol enveloppés dans des protections de pacotille. "C'est un des endroits les plus glauques de la ville..." dixit Marcelo. Pour l'heure, les grandes avenues sont vides... le Vendredi Saint, c'est jour férié au Brésil. Plus facile pour circuler et quitter la mégalopole en direction de Jau.

Au petit déjeuner, la lecture des journaux locaux confirment les interrogations des jours précédents quant à la titularisation de Juninho contre le Pérou. Mais lors de l'opposition, Pareira l'avait aligné avec les titulaires avant de le remplacer par Robinho. La chance et le brouillard étant du côté du Lyonnais, l'entraînement sera stoppé avant le changement. Du coup, le mystère reste entier. [IMG31130#R]Dans les journaux, il y a certes le foot mais aussi les enlèvements. En 5 mois, 4 proches de footballeurs ont été enlevés ! Une nouvelle façon de se faire du fric comme les agressions aux feux rouges. On comprend qu'il faille fermer les portières, surtout le soir...

Direction Jau, à un peu plus de 3 heures de route. Jau, la ville du premier club d'Edmilson avant qu'il ne signe au FC São Paulo. "Jau a joué a une époque en D1 du championnat de l'état. Ce club a eu de très bons joueurs comme le Japonais Kazu, Wilson Mano ou encore Toninho, le frère de Sonny Anderson. J'ai joué avec lui en Equipe Nationale. Ce numéro huit était plus connu que Sonny au Brésil. Aujourd'hui, le club évolue en D3". Marcelo nous parle des problèmes financiers de ce club; des problèmes fréquents dans le football brésilien. En revanche, pas de souci pour les Corinthians. "Le président est un milliardaire russe qui vient d'acheter l'Argentin Tevez. L'entraîneur est Passarella... Et puis je ne comprends pas pourquoi ces championnats d'état sont encore organisés. Ils ne servent à rien. Les joueurs jouent ainsi toute l'année, puisqu'après les 3 mois liés à cette compétition, le championnat du pays démarre en avril et dure jusqu au mois de décembre".

[IMG34430#L]Le Landecruiser Prado file sur l'autoroute; le foot est tellement présent ici que l'on retrouve sur les poubelles d'aires de repos des buts de foot pour bien signaler où il faut jeter les papiers ! Le paysage est magnifique. Des champs a perte de vue; des troupeaux de chevaux, de vaches et de veaux. Certaines de ces bêtes ne savent pas encore qu'elles termineront leur vie dans une assiette posée sur une table de Churrascaria pour le plus grand plaisir des Brésiliens, des touristes... Des arbres, de la canne à sucre sur des hectares. Cela nous fait penser à cet esclavage aboli en 1888 au Brésil, soit 25 ans plus tard qu'au Etats-Unis. Entre 1550 et cette date là, 3 500 000 Africains ont débarqué au Brésil pour remplacer les Indiens dans ce dur labeur ! De la canne a sucre, qui sert aussi de combustible pour les voitures et même récemment pour un avion; des cafetiers... et nous arrivons à Jau. Marcelo demande la route du stade que l'on découvre tout en haut de cette petite ville. Un stade de campagne où les portes sont ouvertes. Facile de bosser pour Stéphane qui choisit a sa guise ses plans. "Je crois que j'ai joué une seule fois ici; nous avions fait match nul..." Marcelo a de la mémoire. De jeunes japonais passent dans les allées; ils viennent se perfectionner au contact des joueurs locaux. Le calme est impressionnant et l'on imagine "Edmi" avec le maillot vert du XV Jau dont le coq est l'emblème.

Les images en boîte, il faut rentrer. Stéphane regarde ses prises et sincèrement cela donne envie de voir le DVD terminé. Cela ajoute encore plus de bonne humeur dans la petite équipe avec un Marcelo attentif aux innombrables radars. Une halte déjeuner au bord d'un plan d'eau reposant. Pas question de toucher à la viande en ce jour saint... le poisson sera apprécie. 3 heures plus tard nous retrouvions São Paulo sous la grisaille. Samedi, place a Santos (80kms de São Paulo) et aux souvenirs liés au roi Pelé avant de regarder, peut-être, l'Equipe de France et les Lyonnais contre la Suisse. A l'autre bout du monde, nous n'oublions pas la France.

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