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São Paulo... mégalopole folle de foot

Publié le 24 mars 2005 à 22:50:00
São Paulo... mégalopole folle de foot

São Paulo... mégalopole folle de foot

[IMG34441#L]3ème jour au Brésil... 5h30, Rio s'éveille; les rues sont quasi désertes; ce n'est pas encore l'heure des tongs... et de la sensualité affichée; le chauffeur de taxi en profite pour griller sans sourciller tous les feux rouges. Nous quittons la Ville Merveilleuse pour S3ème jour au Brésil... 5h30, Rio s'éveille; les rues sont quasi désertes; ce n'est pas encore l'heure des tongs... et de la sensualité affichée; le chauffeur de taxi en profite pour griller sans sourciller tous les feux rouges. Nous quittons la Ville Merveilleuse pour São Paulo. Le long des grandes avenues les panneaux font leur publicité et Daniella, la dernière femme de Ronaldo, nous sourit au nom de Tim. L'aéroport international est déjà noir de monde alors qu'il est à peine 6h. Pour Pâques, les compagnies aériennes cassent les prix au Brésil ! En 40 minutes d'un vol sans histoires descente vers le Sud et la Capitale de l'Etat. Rio, c'est immense... São Paulo... plus encore. Des voitures, des bouchons, des vendeurs d'absolument tout aux bords des routes... La plus cosmopolite des villes brésiliennes est une mégalopole de 17 millions d'habitants perchée à 760m d'altitude. La ville où est né le regretté Ayrton Senna. Il fait nettement moins chaud qu'à Rio. Un stade plutôt sombre sur notre gauche... c'est celui du Portuguesa. Une centaine de mètres plus loin, nous assistons à une arrestation d'un jeune... et pas question de regimber, le flingue est vite de sortie dans ce pays. Marcelo a retrouve sa ville, sa femme et sa voiture. Il se faufile calmement dans ce flot inimaginable. Tiens, la pluie, fréquente ici, se manifeste pour la première fois de la journée.

Le New York des Tropiques, surnom de São Paulo la studieuse en raison des nombreux gratte-ciel le long des avenues, offre son visage mélangé de richesse et aussi de pauvreté. La veille, le championnat paulista a disputé sa 14ème journée. São Paulo, l'ancien club d'Edmilson est en tête avec 12 succès et 2 nuls; Santos suit a 10 points. Dans les journaux, il y a des pleines pages consacrés au sport roi. La Selecao a droit à un traitement de faveur; il est d'ailleurs question des futurs choix de Pareira pour le match de dimanche contre le Pérou. Juninho sera-t-il titulaire? Pas sûr du tout. On prête au sélectionneur l'intention de mettre en place une formule très offensive avec Ronaldo, Ronaldinho, Kaka et Robinho... Attendons le verdict final, en espérant pour "Juni"...

En début d'après-midi, Marcelo nous conduit au Pablo Machado de Carvalho, le stade des Corinthians, un club pour qui il a joué 373 matchs. C'est dans ce très beau stade de 40 000 places que Lucien Muller et Bernard Lacombe ont vu pour la première fois le défenseur central. Il avait été absolument remarquable contre São Paulo; élu homme du match, il partait dans la foulée pour Lyon ! La veille, son ancien club a partagé les points (2 à 2) contre Sao Caetano... Le stade se refait une beauté. Marcelo nous montre l'endroit où il a assisté en compagnie de Bernard Lacombe au match Corinthians - Cruzeiro pour superviser Cris. Sur la pelouse, il reconnaît 2 vieux employés qui s'occupent de la pelouse depuis une quarantaine d'années. "Tu vois le Japonais là-bas. Un jour, j'avais perdu une dent sur pivot. Le lendemain, il me l'a retrouvée. Il ne viendra pas vers nous. Quand il voit une camera, il devient timide..." Marcelo nous parle encore du club qui l'a vu débuter. "C'est avec Flamengo, le club le plus populaire du Brésil. Il est réputé dans tout le pays pour son club de supporter appelé Gavioes da Fiel. Il a même remporté plusieurs fois les concours de samba".

[IMG34422#R]Sur le chemin du Morumbi, le grand stade de Sao Paulo, Marcelo se souvient. "Mon premier match avec l'OL avait été contre les Verts. Nous avions gagné 1 à 0... Mon dernier fut contre Marseille et un succès 8 à 0... Cela ne s'oublie pas". Le stade du Morumbi est situé dans un quartier résidentiel de la ville. Les hélicoptères des hommes d'affaires tournoient dans le ciel. Avec de gros moyens... c'est facile d'éviter les bouchons. Avant d'entrer dans l'enceinte de 80 000 places, il faut patienter et obtenir une autorisation. Marcelo nous sert une fois encore de sésame et voila l'instant magique où l'on découvre le vieil ovale. Magique! Ce stade a vu Edmilson avec son club de Sao Paulo. Raï a été un des grands qui a marqué l'histoire du SPFC. Le pape a attiré un jour 150 000 fidèles... Les pubs LG sont de partout. Après ce stade impressionnant, la visite de la salle des trophées s'imposait. Immense comme le stade. On repère le nom d'Edmilson... on voit les photos des internationaux ayant porté les fameuses couleurs... Leonidas da Silva, l'inventeur du ciseau, est lui omniprésent.

On sort émerveillé par tant de découvertes en se disant aussitôt que la circulation est devenue complètement dingue. A 18h, 157 kilomètres de bouchons ralentissent les intentions des plus pressés. "C'est normal; les gens quittent leur travail..." Marcelo le placide ne s'énerve jamais... Marcelo sans qui nous aurions eu bien du mal à travailler comme nous le souhaitions. Basta pour aujourd'hui... demain, nous prenons la route en direction de Jau; plus de 3 heures de bitume pour retrouver les premiers pas de footballeur d'Edmilson. Cela promet d'autres très bons moments.

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