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Paul Le Guen:" Moments privilégiés... épreuve à passer"

Publié le 08 septembre 2004 à 18:31:00
Paul Le Guen:" Moments privilégiés... épreuve à passer"

Paul Le Guen:" Moments privilégiés... épreuve à passer"

[IMG32059#L]Il prévient tout de suite : « d'accord pour en parler, mais on ne fait pas aussi long que celui des personnes déjà interrogées sur le sujet». Il n'y a pas de problèmes Paul... Au final, sincérement, je n'ai pas vu de différences avec la préparation des autres jours de match. L'entraîneur lyonnais a été aussi disponible que ses prédécesseurs, se laissant guider par les questions pour raconter plein de choses intéressantes. Paul Le Guen nous a parlé de "son jour de match" qui s'est répété 228 fois de façon officielle depuis qu'il est entraîneur: 120 fois à Rennes dont 6 matches de Coupe Intertoto et 108 rencontres, à ce jour, avec l'OL, toutes compétitions confondues.

Paul comment commence ton jour de match ?

« Je me lève tôt. Avec Yves, Abdel, on va courir avant le petit déjeuner. On fait entre ½ heure et ¾ d'heure. cela doit faire 7 à 8 kilomètres. C'est une tradition. Cela nous fait du bien. Après le petit déjeuner, on regarde des images sur notre adversaire, le montage de Rémi Garde. [IMG32470#R]On peut aussi présenter une vidéo aux joueurs. Puis vient l'heure du repas. Je reste tranquille en début d'après-midi. Puis on commence à se préparer doucement à partir de 15h. Il y a bien sûr la causerie d'avant match. Je la prépare sans trop en faire. Cela ne sert à rien ».

Une fois au stade ?

« D'une façon générale, je trouve le moment long entre l'instant où l'on arrive et l'instant où commence l'échauffement. C'est un moment d'attente. Une fois que les joueurs sont sur la pelouse, je regarde les attitudes. J'ai l'esprit occupé par le match à venir. C'est quand les joueurs sortent s'échauffer que cela commence vraiment. Ensuite, il y a toujours quelques paroles en retournant aux vestiaires ».

Comment es tu sur le banc ?

« Je vis intensément le match. Je suis certainement moins expressif que d'autres entraîneurs. Ce sont des moments avec des émotions fortes et intenses. J'essaie en première mi-temps, à la suite de quelques actions, de me fixer les grandes lignes de ce que je vais dire à la pause. Je n'ai pas besoin de prendre des notes... Pendant le match, je reste moi-même, je crois, même si je suis un peu plus nerveux. A la fin de la rencontre, je suis fatigué. On laisse de l'énergie. C'est très difficile à expliquer. On est vidé. On met du temps à récupérer. Mais avec l'enchaînement des matches tous les 3 jours, il faut vite récupérer. Nous n'avons pas de temps à perdre. Là je sais qu'on va entrer dans une période exigeante. Il faut que je sois, moi aussi, prêt à supporter la sucession des rencontres et que j'évacue rapidement la fatigue ».

[IMG31355#L]Répondre aux journalistes à la fin d'un match, comment tu le perçois ?

« Franchement, c'est un exercice logique. Je le fais à chaque fois. Je ne me souviens pas avoir manqué à ce devoir. Il y a une attente normale. Je respecte tout le monde, toutes les questions, à la seule condition qu'il y ait de la correction. C'est quand même extraordinaire cette liberté que l'on a de pouvoir s'exprimer. Ensuite, il m'arrive de travailler quasiment à chaud sur le match. Et je n'ai pas toujours le choix de faire autrement. Quand, on joue trois jours après, il faut aller vite et penser à tous ceux qui travaillent avec toi et qui ont besoin de connaître tes futures décisions ».

Parles tu aux joueurs à la fin de la rencontre ?

« Il n'y a pas de règle. Si je le fais dans les vestiaires après un match, c'est de façon individuelle. Pour ce qui est du domaine du collectif, c'est presque systématiquement le lendemain. Et cà peut aller très vite, surtout si on a gagné ».

[IMG32668#R]Pour toi, finalement, qu'est ce qu'il représente ce jour de match?

« Ce sont des moments privilégiés. C'est aussi une épreuve à passer. Il y a la compétition. C'est évidemment différent de ce que je ressentais quand j'étais joueur. Je sais aussi que je pourrais me passer un jour de ces moments là. Ils ne seront pas éternels... il faut en profiter pleinement. Les jours de matches amicaux? Non. ce n'est pas pareil. Cela n'a rien à voir avec les rencontres officielles».

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